Selon Afreximbank, plus de 5 000 patients provenant de plus de vingt pays répartis sur quatre continents et ont déjà été pris en charge, faisant progressivement de l’AMCE un pôle médical de référence en Afrique.
En visite au centre le 3 juillet dernier, le nouveau président d’Afreximbank, George Elombi, a réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur de la souveraineté sanitaire du continent.
Développé en partenariat avec le King’s College Hospital, l’AMCE illustre la volonté d’offrir aux Africains des soins de très haut niveau, tout en limitant les coûts d’évacuations médicales vers l’Europe, l’Asie ou le Moyen-Orient.
Une première année marquée par des performances médicales remarquables
Douze mois après son ouverture, le centre affiche un bilan particulièrement encourageant. Selon Afreximbank, plus de 5 000 patients provenant de plus de vingt pays répartis sur quatre continents et ont déjà été pris en charge, faisant progressivement de l’AMCE un pôle médical de référence en Afrique.
L’établissement a enregistré plusieurs majeures avancées dans le domaine des soins spécialisés. Il a notamment réalisé la première radiothérapie stéréotaxique corporelle d’Afrique de l’Ouest pour le traitement du cancer du poumon, réalisée son premier triple pontage coronarien complexe et pratiqué deux greffes de cellules souches.
Les performances du centre se traduisent également par plus de 40 000 analyses et examens diagnostiques réalisés, dix opérations à cœur ouvert, onze interventions cardiaques ainsi qu’une centaine de procédures en salle de cathétérisme. L’AMCE a également lancé des services de médecine nucléaire, une spécialité encore peu développée sur le continent.
Créer une véritable économie africaine de la santé
Au-delà des prouesses médicales, Afreximbank voit dans ce projet un puissant moteur de transformation économique. L’objectif est de bâtir une industrie de la santé capable de retenir les ressources financières qui quittaient jusque-là l’Afrique pour financer les soins à l’étranger, tout en créant des emplois qualifiés et en favorisant le retour des compétences africaines.
Aujourd’hui, le centre emploie plus de 600 collaborateurs de douze nationalités, parmi lesquels des médecins, chercheurs, infirmiers et spécialistes de haut niveau. Une dynamique qui contribue à freiner la fuite des cerveaux, longtemps considérée comme l’un des principaux défis des systèmes de santé africains.
Pour George Elombi, les résultats enregistrés démontrent que les institutions africaines sont désormais capables de concevoir, financer et gérer des infrastructures médicales de classe mondiale.
Un modèle appelé à inspirer le continent
Créé avec l’appui de plusieurs partenaires nigériens, notamment la Banque de l’Industrie et la Compagnie pétrolière nationale nigériane, le Centre médical africain d’excellence constitue, selon Afreximbank, un modèle appelé à se reproduire dans d’autres pays africains.
À travers cet investissement, la banque panafricaine entend accompagner la transformation structurelle des économies du continent, en faisant de la santé un secteur stratégique au même titre que le commerce, les infrastructures ou l’industrie. Plus qu’un simple établissement hospitalier, l’AMCE apparaît ainsi comme le symbole d’une Afrique qui a choisit de miser sur son expertise, son innovation et son autonomie pour bâtir un système de santé performant au service de ses populations.

