Ayşe Başhoruz
29 avril 2026•Mise à jour: 29 avril 2026
AA / Istanbul
Les ministres du développement du Groupe des Sept (G7) se sont retrouvés mercredi à Paris pour une réunion de deux jours consacrée au financement du développement mondial, à la résilience et à l’impact des crises internationales. Selon le porte-parole français Confavreux, les participants ont souligné « les conséquences potentielles mondiales de la guerre au Moyen-Orient, et en particulier pour les pays les plus vulnérables » sur le réseau social américain X.
La fermeture du détroit d’Ormuz et les attaques contre les infrastructures énergétiques suscitent des craintes de choc énergétique majeur, avec des impacts possibles sur les crises alimentaires, humanitaires et financières dans plusieurs pays partenaires.
La réunion, organisée par Éléonore Caroit, ministre française de la Coopération au développement, s’inscrit dans les préparatifs du sommet des dirigeants du G7 prévus à Évian du 15 au 17 juin. Elle a réuni les sept pays membres du G7, des représentants de l’Union européenne et des pays partenaires, notamment le Brésil, l’Inde, le Kenya, le Maroc et la Corée du Sud.
Les discussions ont porté sur l’accès aux systèmes de santé, la lutte contre l’extrême pauvreté, l’éducation et la sécurité alimentaire. La France s’est engagée à financer l’initiative CREWS, un réseau d’alertes précoces pour les catastrophes naturelles dans les pays les plus vulnérables.
Éléonore Caroit a indiqué que « le monde change de plus en plus vite », souligné que les pays en développement restent particulièrement exposés aux chocs mondiaux, notamment la pression de la dette et l’accès limité au financement. Elle a précisé que les ministres visent à promouvoir une approche du développement fondée sur des « partenariats mutuellement bénéfiques », avec un accent sur la souveraineté, la résilience, l’efficacité mondiale et la réforme du système de développement.
Les ministres ont rappelé que les défis mondiaux sont interconnectés : changement climatique, perte de biodiversité, conflits armés et pandémies. L’accent est mis sur la coordination avec les institutions financières internationales pour renforcer la résilience des pays vulnérables et anticiper les crises.
