Le gouvernement ivoirien franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système financier. Réuni ce mercredi en Conseil des ministres sous la présidence de , l’exécutif a adopté deux projets de loi majeure portant respectivement sur la réglementation bancaire et celle de la microfinance.
Porté par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, le premier projet de loi vise à actualiser la réglementation bancaire en vigueur en Côte d’Ivoire. Cette réforme s’inscrit dans une dynamique d’harmonisation avec les textes communautaires de l’, tout en intégrant les évolutions récentes du secteur financier.
Le nouveau dispositif prend en compte l’essor des technologies financièreensemble et les transformations profondes du secteur bancaire. Il ouvre notamment le champ bancaire national à la finance islamique et reconnaît reconnus de nouveaux acteurs, tels que les entreprises de technologie financière (technologie financière).
Par ailleurs, le texte encadre désormais des opérations innovantes, notamment celles liées à la monnaie électroniquejusque-là insuffisamment couvertes par la législation existante. L’objectif affiché est de renforcer l’inclusion financière et de faciliter le financement de l’économie.
Le deuxième projet de loi concerne la réglementation de la microfinanceun secteur clé pour l’accès aux services financiers des populations à faibles revenus. Cette réforme vise à aligner le cadre national sur les normes de l’UMOA relatives aux systèmes financiers décentralisés (SFD).
Le texte introduit des changements structurels importants, notamment en matière de gouvernance des institutions de microfinance. Il prévoit également de nouveaux mécanismes pour améliorer la gestion du risque de crédit, renforcer le contrôle interne et moderniser les systèmes d’information, afin de garantir la production d’états financiers fiable.
Au-delà des aspects techniques, la réforme avec un accent particulier sur la protection des déposants et des utilisateurs de services financiers. Elle instaure des dispositifs visant à sécuriser les fonds et à améliorer la transparence des institutions.
Le projet de loi prévoit également des procédures plus efficaces et accélérées pour le traitement des établissements de microfinance en difficulté, dans le mais de prévenir les crises et de limiter les impacts sur les usagers.
À travers ces deux projets de loi, le gouvernement ambitionne de bâtir un système financier plus moderne, inclusif et résilient, capable de répondre aux défis d’une économie économique en mutation rapide.
Ces réformes devraient, à terme, renforcer la confiance des investisseurs, améliorer l’accès aux services financiers pour les populations et soutenir durablement la croissance économique du pays.
