- Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué.
- Pire encore, ce blocus pourrait se prolonger.
- Invitée sur le plateau de LCI, Yara Rizk, spécialiste en géopolitique, détaille les conséquences que cela pourrait avoir sur notre alimentation.
Depuis quelques semaines, le détroit d’Ormuz est bloqué. Et ce n’est pas sans conséquences. “Il y aura un impact non négligeable sur le régime iranien, mais aussi sur l’économie mondiale, parce qu’il ya plein de bateaux qui s’autocensurent”
analyse Yara Rizk, spécialiste en géopolitique, sur le plateau de LCI. Pire encore, “il y aura un impact alimentaire”
. Elle parle même de crise alimentaire qui “va arriver”
. Elle explique : “Ça prend environ six mois pour que l’impact au niveau des assiettes soit tangible, parce que là à l’arrivée, on est dans la saison des semis, donc c’est là que les agriculteurs plantent et le calendrier agricole est irremplaçable.”
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Yara Rizk indique que “non seulement les prix des engrais ont augmenté, mais il y a aussi un problème de pénurie chez les autres fournisseurs en engrais. La Chine et la Russie eux-mêmes ont diminué tout ce qui est exportation d’engrais pour pouvoir être autosuffisants.”
Il y a donc à la fois un problème au niveau des coûts et aussi au niveau de la quantité.
Enfin, l’expert expose un autre problème “qu’on ne mentionne pas assez, c’est que Jebel Ali, un des principaux ports de Dubaï, est un grand port de réexportation”
. Or, cela fait plusieurs semaines que ses canaux logistiques sont également bloqués, donc des pays africains ne parviennent pas à recevoir du soja ou d’autres céréales qui viennent de pays comme le Brésil, mais aussi du blé qui vient d’Ukraine.

