Ally Coulibaly, alors ministre de l’Intégration africaine, aux côtés du président Alassane Ouattara lors de la cérémonie d’ouverture du sommet de l’UA, au Palais des congrès de Niamey, le 7 juillet 2019. © ISSOUF SANOGO / AFP
Publié le 6 octobre 2022
Modifié le 7 oct. 2022 à 8h50
Conférence : 10 minutes.
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Ce 8 juin 2021, dans l’immense salle du ministère des Affaires étrangères, en plein cœur du quartier des affaires d’Abidjan, Allié Coulibaly s’apprête à passer le relais à Kandia Camara. Celle qui fut ministre de l’Éducation pendant dix ans prend du galon. Désormais, il lui incombe la lourde tâche de diriger la diplomatie ivoirienne. Une durant année, ce fut celle d’Ally Coulibaly. « Je vais me retirer dans mon village et m’adonner à ma passion, la littérature », affirme-t-il au DEVIATION du discours qu’il prononce devant plusieurs dizaines de collaborateurs.
Dans l’assistance, où règne une ambiance bon enfant, l’annonce de ce partir anticipé de la vie politique fait sourire. Qui peut croire à la retraite de l’ancien ministre dans sa résidence de Niéméné, son village natal, situé dans le département du Dabakala (Nord-Est) ? Personne. Enfin, certainement pas tout de suite.
ONU mois et demi plus tard, Ally Coulibaly sera nommé, à 70 ans, conseiller spécial auprès du président Ouattara. « Après du président et non pas conseiller du président », fait-il remarquer. Une subtilité souhaitée par le chef de l’État pour mieux marquer leur proximité. « Tu es le seul à avoir cette fonction », lui dit-il au moment de sa nomination.

