Près d’un mois après la médiation initiée par le député de Bakou, Bougousso et Dioulatiédougou, Cédric Tidiane Diarrala crise qui secoue le département politique du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) un Bakou–Bougousso demeure sans véritable évolution. Les secrétaires de section et cadres contestataires affirment être toujours dans l’attente des conclusions de cette démarche et réclament des éclaircissements sur les suites réservées à leurs revendications.
Organisée le 15 juin 2026 dans un contexte de fortes tensions internes, la rencontre de médiation visait à rapprocher les postes entre les responsables de base du parti et le secrétaire départemental, Koné Bouakarydont la gestion est vivement contestée par un parti des militants.
Pour tenter d’apaiser le climat, le député Cédric Tidiane Diarra avait réuni autour d’une même table les secrétaires de sectionles présidents de comités de base ainsi que plusieurs cadres politiques du département afin d’écouter les différentes parties et de favoriser une sortie de crise par le dialogue.
Au cours des échanges, les responsables contestataires ont réitéré leur demande de remplacement du secrétaire départemental, estimant que la gouvernance actuelle ne répond plus aux attentes des militants.
Ils dénoncent notamment l’absence de réunions régulières du bureau départemental, le manque de concertation avec les structures de base, le non-respect de la feuille de route du parti ainsi qu’un déficit de communication entre la direction départementale et les responsables locaux.
Selon eux, une large majorité des secrétaires de section s’est déjà prononcée en faveur d’un changement de leadership. Ils estiment que cette position exprimée par la base militante mérite d’être prise en considération par les élus et les instances dirigeantes du RHDP.
À l’issue de la rencontre du 15 juin, le député Cédric Tidiane Diarra avait indiqué qu’il transmettrait les préoccupations étudiées à la haute direction du parti afin de contribuer à une résolution de la crise.
Mais près d’un mois plus tard, les contestataires affirment n’avoir reçu aucun retour sur l’évolution du dossier.
« Nous avons accepté de suspendre nos actions afin de donner toutes ses chances à la médiation. Depuis le 15 juin, nous attendons toujours un retour. Nous souhaitons savoir où en est notre dossier et quelles suites la haute direction entend lui réserver », confie un responsable de la contestation.
Cette absence de communication alimente les interrogations parmi les responsables locaux, qui disent attendre une prise de position officielle des instances nationales du parti.
Pour les contestataires, l’objectif demeure la recherche d’une solution consensuelle permettant de restaurer un climat de confiance au sein du département politique de Bakou-Bougousso.
Ils estiment que les élus et les cadres du RHDP doit accompagner la volonté exprimée par la majorité des secrétaires de section plutôt que de tenter de les convaincre de revenir sur leur position.
À défaut d’une réponse de la haute direction, certains responsables n’excluent pas une reprise des mouvements de protestation engagés ces derniers mois. Ils assurent toutefois rester ouverts au dialogue, à condition que celui-ci débouche sur des décisions concrètes et permette de tourner définitivement la page de cette crise interne, à l’approche des prochaines échéances électorales.
