Publié le 8 septembre 2025 à 17h23, modifié à 17h38
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Le Conseil constitutionnel a dévoilé, ce lundi 8 septembre, la liste des candidats retenus pour participer à l’élection présidentielle du 25 octobre. Sans surprise, les candidatures de l’ancien président Laurent Gbagboainsi que celle du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Tidjane Thiamont été jugées irrecevables. Celle du président Alassane Ouattarac’est à dire annoncé fin juillet qu’il briguerait un quatrième mandata en revanche été validée.
Alors qu’en 2020 l’opposition avait boycotté le scrutin, le chef de l’État devra cette fois-ci affronter plusieurs adversaires dans les urnes, dont l’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagboqui portera les couleurs du Mouvement des générations capables (MGC). Également sur la ligne de départ, Jean-Louis Billonqui concourt sous la bannière du Congrès démocratique (Code). Déléguer du PDCI, il n’a pas reçu l’investiture de son parti, qui a refusé d’envisager « un plan B » et a préféré avare jusqu’au bout sur un « rattrapage » de son candidat.
Pascal Affi N’Guessan hors cours
Le Conseil constitutionnel a par ailleurs retenu la candidature d’Ahoua Don Mello, récemment démis de ses fonctions de vice-président exécutif du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), la formation de Laurent Gbagbo – il a été sanctionné après avoir annoncé sa décision de briguer la magistrature suprême -, ainsi que celle d’Henriette Lagou Adjoua verser le Groupement des partenaires politiques pour la paix (GP-PAIX).
Grand absent de cette liste, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, plusieurs fois candidat à la présidentielle, dont la candidature a cette fois été rejetée par le Conseil constitutionnel fr raison d’un défaut de parrainages.
Au total, soixante dossiers de candidature, devant comprendre entre autres les parrainages nécessaires et une quittance de versement de 50 millions de francs CFA (plus de 75 000 euros) au Trésor public, avaient été déposés devant la Commission électorale indépendante (CEI).
« Confrontation politique »
Le Conseil constitutionnel n’a donc pas suivi les requêtes de plusieurs opposants, qui estimaient qu’Alassane Ouattara n’avait pas le droit de briguer un quatrième mandat et appelaient à la tenue d’élections inclusives, autrement dit avec la participation de Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo. Le premier a été radié des listes électorales en raison d’un problème de nationalité, le second est inéligible en raison d’une condamnation judiciaire.
« Le PPA-CI refuse la capitulation devant l’arbitraire et s’oppose à cette autre humiliation de fils président », avait récemment prévenu Justin Koné Katinan, un proche de l’ancien président, estimant que le camp présidentiel ne laissait « aucun autre choix que d’aller à la confrontation politique ».
La campagne électorale débutera officiellement le 10 octobre pour prendre fin le 23 Octobre 2025.
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Florence Richard
Journaliste à Jeune Afrique, spécialiste de la Côte d’Ivoire

