
Par Louis Vandendriessche
La CSC Enseignement a appelé les professeurs à faire grève à partir de ce lundi, et ce durant 10 jours. La participation à la grève devrait être relativement importante puisque toutes les provinces sont concernées.
Quel va être l’impact concret dans les écoles ? Certains établissements scolaires pourraient garder leurs portes fermées lundi matin, voire plusieurs jours. D’autres établissements scolaires mèneront davantage des actions symboliques comme, par exemple, des temps d’arrêt de travail pendant la journée ou bien encore des assemblées du personnel.
À quelques semaines des examens, Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC se dit pourtant conscient des difficultés qui attendent les élèves et les parents. Il était l’invité de 7h40 au micro de Martin Buxant. « L’ensemble des affiliés de la CSC et de nos mandataires en sont aussi consciencieux. Ce n’est pas d’avoir alerté la politique faute de la situation catastrophique que vit l’enseignement. Cela fait maintenant pratiquement deux ans que nous menons des actions, des manifestations, des actions spontanées, ça ne vient pas de nulle part », a confirmé-t-il, sur bel RTL ce lundi matin.
Roland Lahaye l’affirme : cette grève ne vient pas « d’en haut », ce sont les affiliés qui la réclament. « Ce sont les militants qui nous disent que si l’on ne fait rien, la société de demain vivra mal », dit-il. Le timing pose cependant question : à quelques encablures des examens, est-ce le bon moment pour mettre des coups d’arrêts dans les écoles ? « Il n’y a pas de volonté de prendre les élèves en otage. Par contre, ce que les profs nous disent, c’est que les mesures prises par le gouvernement auront beaucoup plus d’impact sur la scolarité future et l’avenir des jeunes que 10 jours d’arrêt de travail ».
Malgré ces mouvements, il n’est pas exclu que le ministre Glatigny, en charge de l’enseignement, ne fasse pas marche arrière : que va-t-il se passer dans l’enseignement si la ministre applique ses plans ? « Elle va continuer à se mettre à dos l’ensemble de la profession : elle détruit l’enseignement. Une école, c’est une communauté. Il y a des élèves, il y a des personnels, il y a des parents, il y a des pouvoirs organisateurs, il y a des directions. Elle a pratiquement l’unanimité de ce monde de l’école à dos parce qu’elle ne concerte pas. Entre recevoir les gens et les entendre, tenir compte qu’ils ont peut-être parfois raison, on n’y est pas du tout. C’est une butée, une obstinée », conclut le secrétaire général de la CSC.
grève
Valérie Glatigny

