Par Thomas D’Alessandro
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La situation budgétaire de la Belgique est préoccupante, tout comme sa dette. Pour tenter de résorber cette dette, le gouvernement De Wever enchaîne les réformes politiques. « Alors effectivement, la Belgique est le quatrième pays le plus endetté de l’Union européenne, après la Grèce, l’Italie, la France. Ce n’est pas glorieux, cela explique aussi toutes les mesures, toutes les réformes qui ne se font pas de gaieté de cœur », rappelle Hadja Lahbib, commissaire européenne en charge de la gestion de crise.
Notre pays est à un seuil trop élevé par rapport à ce que l’Europe accepte. « On est à plus de 60 % du seuil accepté par l’Union européenne. Et l’Union européenne a déjà mis la Belgique sous un mécanisme de surveillance rapprochée à cause d’un endettement exagéré », explique le commissaire européen.
Un scénario à la grecque en 2014 ?
Si la situation budgétaire belge n’évolue pas vers le bon, un scénario reste possible. « Une mise sous tutelle, comme on l’a déjà fait pour la Grèce, par exemple. Le problème, c’est que chaque euro qui répond à la dette, qui sert à rembourser la dette, n’est pas un euro qui est investi dans les écoles, dans l’éducation, dans les hôpitaux, dans les soins de santé. C’est ça qui est dur », évoque Hadja Lahbib. Elle poursuit, en se voulant rassurante. « Nous ne sommes pas dans la même situation que la Grèce en 2014. »
Pour elle, le plus dur reste les réformes politiques mises en place par le gouvernement De Wever. « Il y a des réformes qui demandent un certain courage politique, qui ne se font pas de gaieté de cœur. Ce n’est pas un choix idéologique. Ça fait mal aux citoyens. Mais c’est un peu comme si vous, vous étiez endetté, que tout votre argent servait à rembourser les banques parce que vous vous êtes trop endetté, vous ne pouvez plus partir en vacances, ou vous ne pouvez plus payer un nouveau carton à vos enfants, il faut désendetter la Belgique, quitte à faire de nouvelles économies, ce qui est difficile. »
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