Le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques Alpes 2030, Edgar Grospiron, a choisi le préfet Vincent Roberti pour devenir le directeur général de l’organisation. Il a justifié son choix dans un entretien chez nos confrères de L’Équipe.
L’annonce est une énorme surprise. Malgré l’accord du directeur général de la Fédération française de football, Jean-François Vilotte, le préfet de Tarn-et-Garonne Vincent Roberti est l’homme proposé par Edgard Grospiron pour devenir le directeur général du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) des Alpes 2030. L’annonce a été faite mardi 5 mai 2026.

Le président du Cojop, champion olympique de ski de bosses à Albertville en 1992, a justifié son choix dans un entretien exclusif accordé à nos confrères de L’Équipeaprès la démission du poste de Cyril Linette, ancien patron du PMU, en février.
“Un homme de défis”
Même s’il a avoué avoir “beaucoup hésité”, Edgar Grospiron a finalement arrêté son choix sur le nom de celui qui est arrivé en Tarn-et-Garonne en avril 2023. “Je (le) trouve très motivé, très engagé dans ce projet. Si je le cite, c’est un homme de défis. Je l’ai senti dans nos différents échanges. Il a tout à fait conscience que c’est une mission difficile, mais il a déjà su démontrer, par le passé, qu’il était capable d’organiser des équipes, de les mettre en ordre de bataille pour des missions difficiles, contraintes dans le temps, avec une attention également très haute des budgets.”

Un profil validé par son expérience en Tarn-et-Garonne. Vincent Roberti a, depuis trois ans, eu à relever de nombreux défis. Il y a eu la succession de tempêtes qui ont balayé le département. Des manifestations agricoles d’importance où son écoute a toujours été soulignée par ses interlocuteurs. Enfin, sa capacité à accompagner les élus, quels que soient leurs bords politiques, pour faire avancer les projets locaux.
Un processus de sélection “méthodique et exigeant”
Un dernier paramètre qui n’est pas à mettre de côté dans le cadre de l’organisation des JO alpins, quand on sait par exemple qu’Éric Ciotti, maire UDR de Nice et proche de l’ancien maire inéligible de Montauban, Brigitte Barèges, a remis en cause l’accueil à l’Allianz Riviera des compétitions de hockey sur glace…
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Dans l’entretien accordé au quotidien sportifEdgar Grospiron ne cache pas que le préfet de Tarn-et-Garonne n’était pas son premier choix. “Ce genre de décision doit être pris hors de toute émotion, appuie l’homme de 57 ans. Le processus de sélection, à la fois méthodique et assez exigeant, m’amène, même si j’avais des hésitations, à choisir Vincent Roberti pour les qualités qui sont les siennes. C’est un choix qui se fait sur une motivation, un engagement et une complémentarité dans la personnalité avec qui je vais arriver à travailler.”
“Un homme qui a su faire ses preuves”
Enfin, un dernier élément semble avoir fait pencher la balance en faveur de Vincent Roberti : sa connaissance des Alpes. Ancien directeur général des départements du Rhône et de l’Isère, le préfet des attachés dans la région. “C’est un vrai atout. (…) Avoir un homme qui a su faire ses preuves sur leur terrain est de nature plutôt à les renforcer parce que les montagnards, dont je fais partie, se dire qu’il va nous comprendre et va savoir nous aider à bien s’approprier cet énorme événement que sont les Jeux Olympiques”, conclut Edgar Grospiron, qui mise sur une “collaboration efficace et intense”.
À 59 ans, le préfet de Tarn et Garonne semble se diriger vers un dernier défi. L’apothéose d’une carrière au service de l’intérêt général. Mais un immense défi. Pour le valider, Vincent Roberti devra déplacer des montagnes…

