Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes et Lyon : les prochains Jeux olympiques et paralympiques en 2030 seront moins “éclatés” qu’initialement prévu, suite à la disparition de Nice du projet retenu.
Hors Heerenveen, aux Pays-Bas, qui accueillera le patinage de vitesse, la distance entre les points les plus éloignés dans l’Hexagone – soit Le Grand-Bornand et Briançon – est réduite à moins de 200 kilomètres. Voici les principales implantations choisies pour Alpes 2030, ainsi que la très probable répartition des compétitions sportives, en attendant en juillet le sceau final du Comité international olympique (CIO), qui pourrait annoncer l’arrivée de nouvelles disciplines comme le freeride ou le patinage synchronisé.
Haute Savoie
Le Grand-Bornand accueillera les épreuves de biathlon, tandis que La Clusaz organisera celles de ski de fond, sans oublier une partie des compétitions paralympiques. Le village des athlètes est prévu à Saint-Jean-de-Sixt.
Savoie
Val d’Isère et Courchevel se partageront le ski alpin. La première devrait accueillir les épreuves techniques – slalom et géant – et la seconde celles de vitesse, soit le super-G et la descente. Sans oublier le saut à skis ainsi que des compétitions paralympiques. Le bobsleigh, la luge et le skeleton se dérouleront pour leur partie à La Plagne. C’est à Bozel que seront hébergés les athlètes de ce pôle.
Lyon et sa métropole
La capitale des Gaules et ses environs récupèrent tout le pôle glace initialement prévu à Nice, soit 75 matchs de hockey, 150 de curling, 16 séances de patinage artistique et 9 épreuves de short-track. La répartition détaillée de ces compétitions n’est pas encore connue, mais la LDLC Arena de Décines-Charpieu, la Halle Tony Garnier, le centre de convention Eurexpo à Chassieu, le Palais des sports de Gerland ainsi que plusieurs patinoires devraient être sollicitées. Lyon accueillera également les épreuves paralympiques de glace, un village d’athlètes et le principal hub média, avec plusieurs milliers de journalistes, techniciens, diffuseurs internationaux et équipes de production.
La carte des sites Olympiques et Paralympiques des Jeux d’hiver Alpes 2030 \ud83c\udfd4\ufe0f
Un territoire uni, porté par ses montagnes, prêt à accueillir deux grands rendez-vous.
Une même montagne, deux grands rendez-vous et un héritage à construire ensemble.#Alpes2030 pic.twitter.com/G9SHTYgdch
– Alpes 2030 (@Alpes_2030) 29 juin 2026
Le Briançonnais
Le pôle des Hautes-Alpes organise toutes les épreuves de freestyle, que ce soit en ski ou en snowboard. La-Salle-les-Alpes, au coeur du domaine skiable de Serre-Chevalier, accueillera le ski acrobatique, le ski de bosses et le big air. La station de Montgenèvre organise les compétitions de halfpipe, slicestyle, ski-cross et slalom géant parallèle – si jamais ce dernier est maintenu au programme 2030, qui sera dévoilé en juillet par le CIO. C’est aussi à Montgenèvre que se dérouleront les épreuves de ski-alpinisme, sport additionnel dont la présence a été confirmée par la CIO après avoir fait ses débuts olympiques à Milan Cortina. Et la station pourrait également héberger le freeride, si jamais l’instance basée à Lausanne l’ajoute. Les athlètes de ces sites seront hébergés à Briançon, dans un village olympique installé dans un ancien fort Vauban du XVIIIe siècle perché sur les hauteurs de la ville.
Les Pays-Bas
Les épreuves de patinage de vitesse se dérouleront dans l’anneau de glace de Thialf, à Heerenveen, dans le nord des Pays-Bas. Dès sa candidature à ces Jeux d’hiver, la France avait décidé de ne pas construire un tel équipement. Elle a choisi les Pays-Bas au détriment de l’Italie, qui était candidate avec son anneau de Turin.

