L’Aveyronnaise Léonie Augé travaille d’arrache-pied en vue des Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.
Originaire de Rodez, Léonie Augé (20 ans) débute sa carrière sportive par la natation et le triathlon dès le plus jeune âge, influencée par des parents sportifs et adeptes de cette dernière discipline. Du haut de ses 169 cm pour 62 kg et de son aptitude physique bien au-dessus de la moyenne, ses premiers podiums en triathlon et ses résultats UNSS forcent l’attention de la Fédération qui lui fait passer des tests pour intégrer le pôle France de pentathlon. “Cela représentait un vrai défi pour moi, car je n’avais jamais fait de tir ni d’escrime, mais en même temps relever ce défi était excitant.” Aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix : “Ce sport me correspond et me s’il vous plaît.”
Prête à tous les sacrifices
Mais voilà, en 2021, se préparer sur les cinq disciplines (escrime, course d’obstacles, natation, course à pied et tir) obligent l’Aveyronnaise à exporter son talent. “J’ai commencé au sein du Pentathlon moderne Perpignan la Catalane (PMPC). J’y suis toujours licenciée”. Léonie Augé intègre alors le Pôle France relève à Aix-en-Provence pour trois années. “Cela m’a permis de continuer mon double projet, sportif et scolaire”détaille l’athlète qui projette son avenir professionnel dans la recherche : “J’ai validé ma L1 et ma L2 en faculté de biologie à Marseille en distanciel”.
Un début de carrière prometteur et… deux opérations de la hanche !
À 15 ans, la progression est fulgurante, avec des titres régionaux en triathlon et aquathlon, ainsi qu’une 3e place au national de triathlon. En 2022 en U17, l’Aveyronnaise enchaîne les podiums nationaux et accroche la deuxième place au France qui la propulse à l’international, aux Europe jeunes à Cracovie (7e en relais), puis aux Mondiaux dans sa catégorie d’âge à Lignano Sabbiadoro, en Italie (meilleure natation, une 16e place en individuel et 6e en relais mixte). Et puis, une opération de la hanche est venue freiner sa montée en puissance. Mais Léonie Augé se relève et en 2024 la lumière revient, le mental aussi, avec entre autres une 3e place au championnat de France de triathlon. C’est alors qu’une nouvelle intervention chirurgicale à la hanche a été nécessaire… Et là, c’est le trou noir, avec une année blanche jusqu’en septembre 2025. Grâce à un mental à toute épreuve, la revoilà sur pied dès le mois d’octobre ! Et s’en sont suivis de bons résultats, avec une 9e place au championnat de France seniors (surclassée) et une autre 9e position au trophée international de noël à l’INSEP en seniors (aussi surclassée). Elle a ensuite été sacrée championne de France de triathlon en U22, puis a terminé au pied du podium au championnat de France de pentathlon de la même catégorie, avant de remporter la coupe d’Europe de Rio Maior (Portugal), également en U22, en mars ! Tout cela à force de volonté et d’abnégation d’un athlète hors norme.
Entraînée et suivi par les coachs ruthénois avec pour objectif Los Angeles
L’année dernière, Léonie Augé a quitté le pôle France pour un retour sur Rodez. “J’ai pu m’encadrer des meilleurs entraîneurs avec Stéphane Gomez (ancien sportif de haut niveau d’eau libre) pour la natation, Benoit Dunet (ancien pro en cyclisme et très performant en course à pied) en athlétisme, Samuel Jau (international d’épée) pour l’escrime, Maxime Chelda pour la préparation physique et la musculation, une préparatrice mentale et Emmanuel Clergeau (ancien pentathlète et entraîneur de son club à Perpignan) pour le tir et l’obstacle.” Avec pour objectif de profiter de cet accompagnement pendant deux ans, tout en effectuant un retour aux sources, afin de se préparer dans les meilleures conditions pour les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.
Si l’athlète a minutieusement peaufiné le programme sportif qui pourrait lui permettre de représenter la France aux prochains JO aux États-Unis, son combat est aussi lié aux partenaires (financiers ou équipementiers), un soutien indispensable dans son accompagnement pour la réussite de son projet vers l’Olympe.

