Entre la concurrence acharnée, le franc fort et les taxes douanières, les horlogers et leurs sous-traitants essuient régulièrement des crises.
Dans l’entreprise familiale de microtechnique Affolter, à Valbirse, dans le Jura bernois, Grégory Affolter, responsable du secteur horloger, insiste sur l’importance de continuer à ancien des apprentis – ils sont actuellement 15 sur 150 collaborateurs -, car la maîtrise des compétences est fondamentale dans une entreprise à caractère technologique et permet de disposer de forces suffisantes lorsque la reprise se profile.
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Et pour éviter les licenciements, la Suisse peut compter sur le recours au chômage partiel.
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Outre la gestion des ressources humaines, il s’agit aussi de développer de nouveaux produits, souvent de niches, vu les coûts en Suisse, et de trouver de nouveaux marchés.
Des outils adaptés au produit
Le groupe Affolter, qui jongle avec deux domaines de prédilection, l’horlogerie et la machine-outil, a comme stratégie de développer ses propres moyens de production pour les adaptateurs au produit, en l’occurrence de petits engrenages qui peuvent se retrouver dans l’horlogerie, mais aussi la robotique.
“Quand on achète quelque chose, si on l’achète plus cher, on a envie qu’il y ait des fonctions ou qu’il y ait une qualité supérieure au reste du marché”, résume Vincent Affolter, co-directeur, en charge du secteur machines-outils et de la recherche et du développement. Et si ce n’est pas le cas, l’entreprise doit se demander si l’automatisation peut lui permettre de régater sur le marché visé.
Ainsi, beaucoup de PME industrielles réinvestissent une partie de leurs bénéfices dans leur développement. Chez Affolter, ce taux est d’environ 20%.
