Close Menu
abidjantimes
    What's Hot

    "Intolérable" : à Boston, des militants appellent au boycott de la Coupe du monde

    June 29, 2026

    Savoie, Haute-Savoie, Lyon, Briançon et… Pays-Bas : découvrez la carte des Jeux Olympiques d’hiver 2030

    June 29, 2026

    La Somalie et l’Éthiopie signent leur rapprochement avec la visite du président somalien à Addis-Abeba

    June 29, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    TRENDING
    • "Intolérable" : à Boston, des militants appellent au boycott de la Coupe du monde
    • Savoie, Haute-Savoie, Lyon, Briançon et… Pays-Bas : découvrez la carte des Jeux Olympiques d’hiver 2030
    • La Somalie et l’Éthiopie signent leur rapprochement avec la visite du président somalien à Addis-Abeba
    • Côte d’Ivoire : Gouvernance publique, le gouvernement muscle les capacités des dirigeants des EPN pour accélérer la performance de l’État
    • la Côte d’Ivoire peut-elle l’arrêter ?
    • frappes russes mortelles ; Poutine détecte une pénurie de carburant
    • « Les filles de la librairie » : un premier chœur roman et féministe de Giulia Foïs – Sur le pont des arts
    • “La France a un besoin urgent d’accès à la thérapie”
    Monday, June 29
    abidjantimesabidjantimes
    Subscribe
    Monday, June 29
    • Accueil
    • Politique
    • International
    • Finance
    • Éducation
    • Santé
    • Agriculture
    • Sport
    • Mode
    abidjantimes
    Home » La Méditerranée, mer de résistance vue par le plasticien Simohammed Fettaka – Invité culture
    June 28, 2026

    La Méditerranée, mer de résistance vue par le plasticien Simohammed Fettaka – Invité culture

    news30By news30June 28, 2026 Mode 4 Mins Read
    La Méditerranée, mer de résistance vue par le plasticien Simohammed Fettaka – Invité culture
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Le plasticien marocain Simohammed Fettaka présente à la fondation Villa Datris, dans le Vaucluse, une œuvre baptisée « Camouflages ». On y voit la Méditerranée représentée par des figurines de plastique bleu, des centaines de petits soldats qui symbolisent les dizaines de milliers de harragas, ces migrants clandestins qui prennent la route et la mer des pays du Maghreb.

    RFI : Quel est le sens que vous donnez à cette œuvre, « Camouflages » ?

    Simohammed Fettaka : Cette œuvre est le fruit d’une expérience personnelle. En grandissant à Tanger, j’ai vu des amis, des voisins, des gens de la famille qui traversaient la Méditerranée de façon illégale. On les appelle les harragas. Ces gens partent de chez eux. Et du coup, soit ils réussissent, soit ils meurent. C’est de là d’où vient l’idée que, pour moi, la Méditerranée est un champ de bataille. Soit tu reviens en héros, soit tu meurs noyé.

    On dit souvent que la Méditerranée est un cimetière.

    Exactement, mais elle est aussi un champ de bataille parce que l’on peut réussir. J’ai vu des gens réussir. Ils reviennent avec la voiture et tout un tas d’objets. Donc ça donne envie à d’autres candidats de tenter l’aventure.

    Est-ce une œuvre qui vous a été inspirée par la thématique de cette exposition à la Villa Datris ? Ou bien était-ce une œuvre que vous aviez déjà exposée ?

    Je l’ai déjà fait en 2018. Donc, je l’ai exposé au Maroc avant. Mais c’est la première fois qu’elle est exposée sur le sol européen.

    Les questions de migration, de mouvement de populations sont des questions qui vous concernent beaucoup.

    Oui, c’est l’un des sujets sur lesquels je travaille. Pour moi, les harragasles personnes qui passent, qui traversent illégalement les frontières, je les vois comme mes héros. Car ils n’acceptent pas leur condition de vie dans leur pays. Et, c’est un droit fondamental de survivre et de demander une vie meilleure.

    Ce sont donc à la fois des héros, des survivants, des combattants, mais aussi des aventuriers surtout.

    Exactement. C’est un peu l’être humain. On est sur terre pour survivre et chacun a le droit de survivre comme il le peut, comme il le veut, même si l’on prend le risque de mourir.

    Le voyage fait partie de la condition humaine.

    C’est ce qui fait qu’on est sur terre, c’est ce qui fait la culture, c’est ce qui fait la civilisation. Tout est basé sur le mouvement. Et la guerre aussi, il ne faut pas l’oublier. On ne découvre pas des terres, on occupe des terres, c’est ça en fait. Mais les harragas sont des gens passifs. Ils ne voyagent pas avec des armes, ils veulent juste avoir une vie meilleure. Et selon moi, c’est un droit fondamental.

    Concernant votre travail artistique, est-ce que vous travaillez uniquement à partir du plastique ?

    Je travaille avec beaucoup de matériaux, je travaille avec la paille, de la peau de mouton, etc. Mais là, j’ai travaillé avec des soldats en plastique, ce qui fait référence à la vie des gens qui meurent et dont on ne parle pas. Ce sont des matériaux pas chers qui eux aussi meurent rapidement, et ce n’est pas grave. Et en fait, on a beau dire que les Européens sont méchants de fermer les frontières, ce sont aussi les pays concernés, comme le Maroc, qui sont responsables. Il faut que le Maroc fasse quelque chose là-dessus, ce n’est pas possible.

    Tout votre travail artistique tourne autour de ces questions essentielles ou vous arrive-t-il de faire des choses plus légères ?

    Oui, bien sûr. Je travaille aussi sur les questions de l’orientalisme. Pour moi, c’est une question fondamentale, la question du regard : on est encore trop souvent dans cette posture de corps fantasmé, de corps exotique.

    Camouflages, l'œuvre de Simohammed Fettaka exposé à la Villa Datris

    Camouflages, l’œuvre de Simohammed Fettaka exposé à la Villa Datris © comptoiredesmines

    culture Fettaka invite Méditerranée mer par plasticien résistance Simohammed vue
    Previous ArticleCôte d’Ivoire-France : PND 2026-2030, à Paris, le gouvernement séduit les investisseurs français avant le Groupe consultatif d’Abidjan
    Next Article L’Iran prévient les navires contre tout contournement de son itinéraire dans le détroit d’Ormuz
    news30
    • Website

    Keep Reading

    « Les filles de la librairie » : un premier chœur roman et féministe de Giulia Foïs – Sur le pont des arts

    Cheikh I. Fam et Ray Lema : deux générations d’artistes africains

    pourquoi le luxe ne peut plus miser uniquement sur le produit et se positionne sur le désir des clients de vivre plus longtemps et plus intensément

    l’industrie du luxe doit tout mettre en valeur sur l’expérience pour rebondir

    l’industrie du luxe doit tout mettre en valeur sur l’expérience pour rebondir

    D’où viennent les étoiles sur les maillots de football nationaux ?

    Editors Picks
    Latest Posts

    Subscribe to News

    Get the latest sports news from NewsSite about world, sports and politics.

    À propos

    Bienvenue sur Abidjan Times, votre source d’information fiable sur l’actualité en Afrique et dans le monde.
    Nous vous apportons des nouvelles en temps réel dans les domaines de la politique, de l’éducation, de la santé, de la finance, de l’agriculture, de la mode, du sport et des affaires internationales.

    top news
    • "Intolérable" : à Boston, des militants appellent au boycott de la Coupe du monde June 29, 2026
    • Savoie, Haute-Savoie, Lyon, Briançon et… Pays-Bas : découvrez la carte des Jeux Olympiques d’hiver 2030 June 29, 2026
    • La Somalie et l’Éthiopie signent leur rapprochement avec la visite du président somalien à Addis-Abeba June 29, 2026

    Subscribe to Updates

    Get the latest creative news from FooBar about art, design and business.

    Facebook X (Twitter) Pinterest LinkedIn
    • Clause de non-responsabilité
    • Conditions Générales d’Utilisation
    • Politique de Confidentialité
    © 2025 Abidjan Times. Tous droits réservés.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.