« D’autres partenaires, cette fois privés, seront-ils intéressés ? »
Si EDF a été annoncé le 2 juillet comme le tout premier partenaire dit « fondateur » (premium) des Alpes 2030, le député socialiste Belkhir Belhaddad n’a pas manqué de rappeler que l’État était actionnaire à 100 % de l’énergéticien. « D’autres partenaires, cette fois privés, seront-ils intéressés ? » s’est-il mélangé. « Le prochain sera annoncé à la rentrée. D’autres suivront jusqu’à la fin de l’année dans les six catégories (banque de détail, énergie, équipementier textile, hôtellerie, logistique et télécommunication, NDLR) », a répondu Edgar Grospiron. Et, pour « avoir de nouvelles opportunités », le Cojop espère obtenir des catégories supplémentaires de la part du Comité international olympique. Ces partenariats et les licences constituent une des parts les plus importantes des recettes (28 %), soit 591 millions d’euros.
« Allez-vous continuer à prétendre que ces Jeux seront sobres ? »
Le député écologiste Jean-Claude Raux n’a pas manqué d’égratigner Edgar Grospiron sur l’impact environnemental de ces prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver : « Allez-vous continuer à prétendre qu’ils seront sobres ? » Et de citer le cas concret de Montgenèvre, station du Briançonnais (Hautes-Alpes) où un déboisement de plus de trois hectares est dans les cartons pour la piste de boardercross (ski et snowboard). Le nouveau directeur général du Cojop, Vincent Roberti, a voulu mettre ce point de tension en perspective : « Il y a en effet un projet de sécurisation des pistes. Mais, même sans les Jeux, il faut parfois défricher dans les stations car, si les arbres contribuent aux paysages, ils constituent des obstacles sur le parcours des skieurs. Il faut se rappeler qu’il y a une cinquième d’années, les domaines skiables étaient des pâturages. Le mélèze a, ensuite, colonisé certains flancs de collines. » Tout en précisant : « Il faut qu’on limite cet impact de déboisement au strict minimum, nous y travaillons. » Il a également annoncé « un plan héritage et durabilité » d’ici la fin de l’année.
« Avec un site aux Pays-Bas, est-on au cœur des territoires des Alpes ? »
La députée Frédérique Meunier (Droite Républicaine) a voulu être le relais d’une « partie de l’opinion publique française exprimant sa déception sur la délocalisation d’une discipline olympique historique ». Elle a fait référence au patinage de vitesse longue distance qui se déroulera à Heerenveen aux Pays-Bas : « Est-on alors bien au cœur des territoires des Alpes ? » Edgar Grospiron a révélé que la piste lyonnaise avait été étudiée, lors du transfert du pôle glacé de Nice à la capitale des Gaules : « Mais, très vite, nous avons vu que nous n’avions pas d’infrastructure. » Avec ses 10 000 places, l’anneau de vitesse de Thialf, « temple mondial » de ce sport, ne pouvait alors que constituer une issue idéale pour le comité d’organisation. D’autant qu’un accord a été trouvé pour que l’équipe de France puisse s’entraîner là-bas avant et après les JO.

