Le Premier ministre a reçu, ce lundi 22 juin, les responsables des partis politiques ainsi que les représentants de la société civile afin de leur présenter les grandes lignes du projet de réforme de la gouvernance électorale. Cette initiative vise à renforcer la transparence du processus électoral, la crédibilité des contrôles et la confiance des citoyens dans les institutions chargées des élections.
Au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement a dévoilé les orientations d’une nouvelle architecture électorale reposant sur trois organes distincts. L’un chargé de l’organisation matérielle des élections, un autre dédié au recensement et à la compilation des suffrages, et un troisième chargé de la supervision et du contrôle de l’ensemble du processus électoral.
Selon le Premier ministre, cette réforme devrait permettre de garantir davantage de rigueur dans l’organisation des contrôles, d’assurer la sincérité du comptage des voix, de renforcer la traçabilité des procès-verbaux depuis les bureaux de vote jusqu’aux centres de centralisation des résultats, mais aussi d’augmenter la transparence dans leur proclamation.
Elle vise également à garantir la neutralité des structures impliquées dans le processus électoral et à offrir aux acteurs politiques et sociaux une meilleure compréhension du parcours du vote, depuis l’expression du suffrage jusqu’à la publication des résultats définitifs.
La modernisation technologique figure également parmi les axes majeurs de cette réforme. Les autorités estiment qu’elle pourrait faciliter l’inscription des électeurs, la vérification des données, la géolocalisation des bureaux de vote, la formation des agents électoraux, la transmission des informations ainsi que la diffusion des résultats.
Au-delà des aspects techniques, la réforme entend promouvoir une meilleure éducation civique et électorale. Les partis politiques, les organisations de la société civile, les médias, les jeunes, les femmes, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les citoyens vivant à l’étranger sont appelés à prendre part à une dynamique plus inclusive et apaisée.
À travers cette démarche, le Premier ministre affirme vouloir faire des élections des rendez-vous démocratiques fondées sur la paix, la responsabilité et le respect des voies légales. La réforme annoncée est ainsi présentée comme une étape importante dans le renforcement de la démocratie et de la cohésion nationale en Côte d’Ivoire.
Réagissant à cette annonce à l’issue de la rencontre, le président de l’ADCI, Assalé Tiémoko, a confié que « le gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’un nouveau mécanisme articulé autour de trois organes. Il convient désormais d’en examiner le contenu ainsi que les modalités d’adoption avant de se prononcer. On peut toutefois relever que la voie unique du ministère de l’Intérieur est écartée. »
Cyprien K.

