Un malaise interne semble s’installer au sein du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). Dans une déclaration rendue publique, le militant et cadre du parti, Ambroise Gnahouaaffirme avoir été contraint de quitter, sous la menace d’une expulsion forcée, deux importantes activités politiques organisées par sa formation : le premier congrès ordinaire du parti tenu le 14 mai 2026 à Abidjanpuis la quatrième édition de la Fête de la Renaissance organisée les 15 et 16 mai à Songon.
Selon le militant, les événements se dérouleraient dans un climat d’incompréhension et d’humiliation. Il explique avoir participé aux préparatifs du congrès en tant que Directeur de cabinet du Secrétaire général du parti. À ce titre, il affirme avoir reçu des consignes pour organiser la présence des membres du cabinet à cette rencontre politique. Le jour du congrès, il assure avoir accédé au site du Palais de la Culture dans les conditions habituelles, muni des badges et bracelets officiels requis.
Alors qu’il prenait place dans la salle et échangeait avec plusieurs militants, un dispositif de contrôle aurait progressivement été renforcé. Après une vérification générale des accréditations, un agent de sécurité lui aurait discrètement signifié qu’une instruction aurait été donnée afin qu’il quitte les lieux. D’après son témoignage, il lui aurait été indiqué que les forces de sécurité présentes sur place disposaient d’ordres précis visant à le faire sortir, y compris par la contrainte si nécessaire. Face à cette situation, Ambroise Gnahoua dit avoir choisi de quitter volontairement le congrès afin d’éviter un incident plus grave.
L’intéressé affirme également avoir été escorté jusqu’à la sortie du site par des agents de sécurité chargés, selon les explications qui lui auraient été fournies, d’assurer sa « protection », sans davantage de précisions sur la nature de la menace évoquée. Il dit ensuite avoir informé sa hiérarchie de la situation avant de renoncer à retourner aux activités du lendemain.
Estimant n’avoir reçu aucune notification officielle lui interdisant l’accès aux autres manifestations du partile militant explique avoir décidé de se rendre, deux jours plus tard, à la Fête de la Renaissance à Songon, à laquelle il affirme avoir également contribué financièrement. À son arrivée, il raconte avoir été accueilli puis installé dans la tribune officielle après un temps d’attente.
Cependant, quelques instants plus tard, la situation aurait pris une autre tournure. Selon Ambroise Gnahouades responsables du protocole et de la sécurité interviendront pour demander son départ de la tribune, évoquant l’absence de son nom sur une liste d’accès. Contestant cette justification qu’il juge irrégulière, il affirme avoir tenté d’obtenir des explications, sans succès. Il soutient qu’après plusieurs échanges, la menace d’une évacuation forcée aurait de nouveau été évoquée, le poussant finalement à quitter les lieux et à rentrer chez lui.
Dans sa déclaration, le militant du PPA-CI exprime son incompréhension face à ce qu’il considère comme une exclusion non motivée et contraire aux pratiques d’un parti se réclamant des valeurs démocratiques. Il s’interroge notamment sur l’identité des personnes à l’origine de cette décision, les éventuels chagrins retenus contre lui ainsi que l’absence, selon lui, d’une notification formelle par les canaux internes du parti.
Au-delà de sa situation personnelle, Ambroise Gnahoua questionne les méthodes employées, estimant que le recours à des dispositifs sécuritaires et à des injonctions publiques risque d’alimenter des tensions inutiles au sein d’une formation politique dont il dit être membre engagé depuis plusieurs décennies. À travers cette sortie médiatique, il affirme vouloir porter le débat sur les mécanismes internes de gestion des différends et sur la place du dialogue dans la vie du parti.
