Après la sortie de prison de l’ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, Lida Kouassi Moïse, le Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), réclame la libération plus d’un millier de personnes sont toujours détenues à la suite des manifestations organisées en marge de la présidentielle d’octobre 2025.
Interrogé par RFI, Maître Sylvain Tapiel’un des avocats du PPA-CIestime que ces personnes sont détenues « pour des raisons politiques » et réclament leur libération, dénonçant une instrumentalisation de la justice.
« Sur le premier groupe poursuivi pour des faits de trouble à l’ordre public, 213 avaient été reconnus non coupables, 399 condamnés à 36 mois de prison ferme. Et sur tout le deuxième groupe poursuivi pour des faits d’actes de terrorisme, personne n’a encore été jugé », affirme l’avocat.
Quant à Maître Habiba Touréporte-parole du PPA-CIelle accuse : « L’objectif est de museler l’opposition, d’effrayer aussi nos concitoyens et de leur montrer que l’opposition aboutira de toute manière à la détention. Donc nous sommes tout sauf dans un État de droit. Vous avez des tâches de pays dans lesquelles les gens manifestent et où on ne les jette pas en prison ».
Donatien Kautcha, Abidjan
