Bernard Kini Comoé a présenté la stratégie gouvernementale…
Le ministre a exposé la stratégie du gouvernement visant à créer un environnement favorable aux investissements grâce à d’importants projets structurants. Parmi les priorités figurent le développement de vastes périmètres irrigués prévus, entre autres, pour accroître la production de riz. Des études sont en cours sur un potentiel de valorisation à 200 000 hectares irrigables, avec plusieurs projets déjà identifiés, notamment un périmètre de 16 000 hectares dans la Bagoué et un autre de 30 000 hectares dans la région de Kossou.
Selon Bernard Kini Comoé, l’État prévoit de financer les barrages, les canaux d’irrigation et les aménagements hydroagricoles avant de confier l’exploitation de ces infrastructures au secteur privé dans le cadre de concessions et de partenariats. « Notre rôle est de créer les conditions de l’investissement en réalisant les infrastructures de base afin de permettre aux opérateurs privés de développer une agriculture moderne et performante. », a expliqué le ministre.
Des incitations fiscales envisagées
Afin de renforcer l’attractivité du secteur, le gouvernement met également en œuvre plusieurs mesures incitatives, a fait savoir le ministre. Il a cité les exonérations fiscales accordées sur les équipements agricoles ainsi que les avantages consentis sur le carburant destiné à la mécanisation, étant entendu qu’une exonération peut atteindre 95 % dans certains cas. Il a précisé que ces dispositions visent à réduire les coûts de production, à accélérer la modernisation des exploitations agricoles et à encourager les investissements privés dans les filières vivrières.
Au-delà de la production, Bernard Kini Comoé a insisté sur les nombreuses opportunités offertes par la transformation agroalimentaire. Le manioc, le maïs, les cultures maraîchères et les autres spéculations vivrières offrent, selon lui, un potentiel industriel important encore insuffisamment exploité. Il a notamment rappelé la politique gouvernementale encourageant l’incorporation de farine de manioc dans la production du pain, afin de réduire les importations de blé et de créer davantage de valeur ajoutée au niveau local. Le ministre a également plaidé en faveur du développement des chaînes du froid, des centres de collecte et de regroupement ainsi que des entreprises spécialisées dans le transport des produits agricoles, afin de limiter les pertes post-récoltes et d’améliorer la compétitivité des filières.
…en compagnie de ses collègues Sidi Tiémoko Touré ( Ressources animales et Halieutiques) et Kalil Konaté (Commerce, Industrie et Artisanat) (DR)
Les productions vivrières, un levier de croissance
Bernard Kini Comoé a par ailleurs souligné que les productions vivrières constituent un secteur fortement créateur d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. Il a fait savoir que la combinaison des investissements publics dans les infrastructures, des réformes en matière de sécurisation foncière, des incitations fiscales et de l’implication du secteur privé permettra de renforcer durablement la sécurité alimentaire tout en notamment les importations de produits alimentaires.

