Mélenchon ici à Dakar au côté de Sonko en mai 2024
Le gouvernement ivoirien ne compte pas donner suite aux déclarations du leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchonqui avait remis en cause la légitimité de la réélection du président Alassane Ouattara lors d’une réunion politique à Paris.
Interrogé à l’issue du Conseil des ministres sur une éventuelle réaction officielle ou sur la possibilité d’engager des poursuites judiciaires, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibalya écarté toute polémique, estimant que ces propos relèvent de la liberté d’expression d’un responsable politique étranger.
« Jean-Luc Mélenchon n’est pas un français officiel. C’est un acteur politique qui a fait une déclaration politique », a déclaré le porte-parole du gouvernement.
Amadou Coulibaly a par ailleurs précisé que les déclarations en question ne sont pas récentes. Selon lui, elles remontent à environ huit mois et ont été remises en circulation sur les réseaux sociaux, un phénomène devenu fréquent.
« Vous connaissez le fonctionnement des réseaux sociaux, où des propositions tenues parfois plusieurs années auparavant peuvent réapparaître et susciter de nouveaux commentaires », at-il expliqué.
Le ministre a indiqué que le gouvernement ivoirien n’a jamais considéré ces déclarations comme une souffrance particulière.
« Nous n’avons pas à répondre à une personnalité politique. Les propos qu’il a tenus n’engagent que lui », a insisté Amadou Coulibaly.
Le porte-parole a également rappelé que Jean-Luc Mélenchon ne représente pas les autorités françaises et que ses prises de position ne sauraient être assimilées à la position officielle de la France.
En conséquence, le gouvernement ivoirien n’envisager aucune action judiciaire ou diplomatique en réaction à ces déclarations.
« Ce n’est pas un français officiel. C’est un homme politique, et les politiques lui répondront », une conclusion Amadou Coulibalylaissant entendre que le débat relève avant tout du champ politique plutôt que de l’action gouvernementale.
Par cette position, l’exécutif ivoirien affiche sa volonté de ne pas donner davantage d’écho à une déclaration qu’il considère comme une opinion personnelle, sans portée institutionnelle ni conséquence sur les relations entre la Côte d’Ivoire et la France.
Wassimagnon
