Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibalya répondu aux critiques formulées par le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui l’accuse d’avoir tenu des propos injurieux à la rencontre de son président, Laurent Gbagboet de banaliser une décision de la Cour pénale internationale (CPI).
À l’issue du Conseil des ministres de ce jour, le porte-parole du gouvernement a tenu à clarifier ce qu’il considère comme une distinction essentielle entre ses responsabilités institutionnelles et son engagement politique.
« Lorsque je suis à ce pupitre, je suis le porte-parole du gouvernement. Je fais le compte rendu du Conseil des ministres et je réponds aux questions qui concernent l’action gouvernementale », a déclaré Amadou Coulibaly.
Le ministre a toutefois rappelé qu’il est également un responsable politique du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), où il exerce les fonctions de secrétaire départemental.
« Je suis aussi militant d’un parti politique. Je suis RHDP. Il faut que les gens acceptent cette réalité », a-t-il affirmé.
Selon lui, les prises de position qu’il exprime dans le cadre du débat politique relèvent de son engagement partisan et ne doivent pas être confondues avec ses interventions en qualité de porte-parole du gouvernement.
Évoquant les critiques dont il fait régulièrement l’objet, Amadou Coulibaly a souligné que certaines de ses déclarations sont parfois qualifiées, à délit, d’arrogantes lorsqu’elles rappellent des faits ou des positions politiques.
Pour illustrer son propos, il a fait référence à l’élection présidentielle de 2010, rappelant qu’un responsable politique candidat à sa propre succession avait revendiqué à la fois son statut de chef de l’État et celui de candidat.
S’inscrivant dans cette logique, le ministre a assumé pleinement son double engagement.
« Amadou Coulibaly est 100 % RHDP. Amadou Coulibaly est également 100 % porte-parole du gouvernementtant que le Président de la République lui fera confiance », a-t-il déclaré.
Le porte-parole a enfin souligné qu’en dehors de ses fonctions gouvernementMais il se considère libre de répondre, en tant que militant, aux responsables et militants des autres formations politiques, y compris au président du PPA-CI.
Cette mise au point intervient dans un contexte de vifs échanges entre les principales formations politiques à l’approche des prochaines échéances électorales, où les prises de position des responsables politiques alimentent régulièrement le débat public.
Wassimagnon
