Le Président Salva Kiir
La Commission électorale du Soudan du Sud a confirmé lundi la tenue des élections générales le 22 décembre, un examen déjà rapporté à plusieurs reprises depuis sa date initiale prévue en 2022.
Alors que le pays se prépare à ce rendez-vous électoral majeur, l’instance électorale alerte cependant sur de nombreux obstacles susceptibles de provoquer un nouveau rapport.
Le manque de moyens financiers, les insuffisances juridiques et les besoins logistiques figurent parmi les principales difficultés rencontrées.
« La commission est confrontée à de nombreux défis », a déclaré Abednego Akok Kachuol, président de la Commission électorale, appelant le gouvernement à accélérer les réformes nécessaires et à fournir les ressources indispensables pour permettre l’organisation du scrutin.
À six mois de l’échéance, la commission n’a reçu que 21 millions de dollars sur les 250 millions nécessaires à la préparation des élections.
Prévu dans le cadre de l’accord de paix signé en 2018 entre le président Salva Kiir et l’ancien vice-président Riek Machar, ce examen est considéré comme une étape clé pour la transition politique du plus jeune État du continent africain.
Indépendant depuis 2011 après sa séparation du Soudan, le Soudan du Sud reste cependant marqué par un conflit meurtrier qui éclate deux ans après son indépendance.
