Durant quelques semaines du Groupe consultatif prévu les 8 et 9 juillet 2026 à Abidjan, la Côte d’Ivoire intensifie sa mobilisation auprès de ses partenaires financiers internationaux. En marge des 51es Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), organisées du 17 au 19 juin à Bakou, le ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassoubaa présenté les opportunités d’investissement offertes par le Plan national de développement (PND) 2026-2030 aux principales institutions du Groupe de coordination arabe.
La rencontre a réuni plus de soixante représentants de haut niveau, parmi lesquels le président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le directeur général du Fonds saoudien pour le développementainsi que des responsables du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, du Fonds du Golfe arabe pour le développementde la Banque islamique de développement et du Fonds de l’OPEP pour le développement international.
L’un des principaux résultats de cette rencontre est l’annonce faite par le directeur exécutif du Fonds du Golfe arabe pour le développement concernant l’étude d’un projet d’ouverture à Abidjan d’une banque spécialisée dans la finance compris. Cette institution aurait pour mission de faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME), de soutenir l’entrepreneuriat féminin et de renforcer les chaînes de valeur agricole.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement ivoirien visant à promouvoir une croissance plus compris et à élargir les opportunités économiques pour les acteurs du secteur privé.
Lors de sa présentation, Dr Souleymane Diarrassouba a mis en avant les performances économiques de la Côte d’Ivoire, aujourd’hui classées parmi les dix premières économies d’Afrique subsaharienne.
Le ministre a rappelé que le pays affiche un produit intérieur brut (PIB) par habitant de 3 148,2 dollars, un déficit budgétaire maîtrisé à 3 % du PIB, un taux d’endettement de 57 % du PIB et des investissements direct étrangers représentant 3,9 % du PIB en 2025.
Ces résultats sont soutenus par les évaluations favorables des principales agences internationales de notation, qui attribuent à la Côte d’Ivoire les notes Ba2 avec perspective stable (Moody’s), BB/B avec perspective stable (S&P) et BB avec perspective stable (Fitch Ratings).
Élaboré sous l’autorité du Président de la République, Alassane Ouattara, dans le cadre de sa vision « Bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire », le PND 2026-2030 prévoit un volume global d’investissements de 114 838,5 milliards de francs CFA sur cinq ans.
Le secteur privé devrait assurer 70,2 % de cet effort d’investissement, tandis que les besoins de financement public sont évaluées à 37 933,1 milliards de francs CFA. Sur ce montant, 11 138,2 milliards de francs CFA devraient être mobilisés lors du prochain Groupe consultatif d’Abidjan.
Le ministre du Plan et du Développement a également mis en lumière les réformes engagées pour améliorer davantage le climat des affaires et renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.
Il a souligné le rôle stratégique de la Côte d’Ivoire comme porte d’entrée vers les marchés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un espace économique regroupant près de 600 millions de consommateurs.
« La Côte d’Ivoire présente à ses partenaires un programme d’investissement crédible, adopté à des fondamentaux solides et à une trajectoire de croissance avérée. Le Groupe de coordination arabe réunit des institutions dont l’expertise en financement du développement correspondent précisément aux priorités de notre programme », a déclaré le Dr Souleymane Diarrassouba.
À moins d’un mois du rendez-vous stratégique d’Abidjan, les institutions membres du Groupe de coordination arabe ont réaffirmé leur intérêt pour les nombreuses opportunités d’investissement offertes par la Côte d’Ivoire et leur volonté d’accompagner la mise en œuvre du PND 2026-2030.
Cette mobilisation témoigne de la confiance croissante des partenaires internationaux dans les perspectives économiques du pays et renforce les ambitions du gouvernement de mobiliser les ressources nécessaires à la transformation structurelle de l’économie ivoirienne au cours des cinq prochaines années.
Wassimagnon
