Le volet disciplinaire du dispositif ne vise toutefois que les seuls étudiants. Les membres du personnel des établissements feront l’objet d’un texte séparé, encore à réaliser.
Une large étude menée en 2023 auprès des établissements supérieurs de Wallonie et de Bruxelles avait mis en lumière une réalité inquiétante : près de 30% des étudiantes, chercheuses et doctorantes inscrites y confiaient avoir été la cible de violences sexistes ou sexuelles au sein même de leur établissement supérieur.
Le programme bénéficiera de 2 millions d’euros chaque année. Une partie du plan sera également financée par les budgets sociaux des établissements, soit les fonds destinés à aider les étudiants les plus précaires.
Une première évaluation du dispositif est prévue en 2029.
Le décret a été approuvé mercredi par les députés de la majorité MR-Engagés.
L’ensemble de l’opposition PS-PTB-Ecolo s’est abstenu. Celle-ci a déploré le risque de contrainte budgétaire sur le nouvel outil ainsi que la non-intégration des membres du personnel dans le dispositif de sanctions.

