La ligne à grande vitesse reliera la capitale économique Abidjan au sud à Ferkessédougou au nord en 45 minutes contre près de 3 heures par la route.
Après le Marocla Côte d’Ivoire devrait être le deuxième pays d’Afrique à être doté d’un train à grande vitesse. Dans le cadre de son nouveau Programme national de développement, le gouvernement vient d’annoncer le projet d’une ligne dédiée de 640 kilomètres à travers le pays.
La ligne à grande vitesse reliera la capitale économique Abidjan au sud à Ferkessédougou au nord en 45 minutes contre près de 3 heures par la route actuellement.
“Au-delà du défi technique, cette infrastructure promet de révolutionner l’aménagement du territoire et le quotidien des Ivoiriens”, souligne Souleymane Diarrassouba, le ministre du Plan et du Développement.
Une opportunité pour Alstom
Pour financer ce projet évalué à 1,5 milliard d’euros, l’Etat investira 30% du total, 70% sont attendus du secteur privé. Il s’inscrit dans un programme plus vaste d’investissements (175 milliards d’euros) visant à développer les atouts du pays. Le pays a ainsi annoncé la construction de deux nouveaux aéroports internationaux à San-Pedro (Sud-ouest) et Bondoukou (Est) ainsi que de 1.000 kilomètres d’autoroutes.
Evidemment, ce futur TGV constitue une opportunité pour les entreprises françaises et notamment Alstom. L’industriel est déjà présent en Côte d’Ivoire puisqu’il participe depuis 2019 au projet phare de la ligne 1 du métro d’Abidjan. Cette ligne de 37 kilomètres, reliant Anyama Centre à l’aéroport via 18 stations, pourra transporter jusqu’à 500 000 passagers par jour. En parallèle de la grande vitesse ferroviaire, le gouvernement ivoirien a d’ailleurs confirmé le calendrier de ce métro actuellement en chantier, dont la mise en service est confirmée pour 2029.
On rappellera que la France a financièrement participé à hauteur de 51% à la construction de la première ligne à grande vitesse du Maroc (inaugurée en 2018 pour un coût de 2 milliards d’euros). En 2025, Alstom a été choisi pour la fourniture de 18 trains à grande vitesse pour 781 millions d’euros.

