Publié le 2 juillet 2025 à 13h06
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Après celles de mars et de mai derniers, c’est une nouvelle installation militaire française qui est remise au Sénégalquelques mois après l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye du départ des troupes françaises du pays, prônant une rupture avec les gouvernements précédents.
Dans un communiqué publié mardi 1er juillet, l’ambassade de France au Sénégal a indiqué que Paris avait bien « remis à la disposition de la partie sénégalaise la station d’émission interarmées située à Rufisque ». La station était « en charge des communications sur la façade atlantique sud depuis 1960 », précise la diplomatie française.
Communiqué de presse relatif à la restitution de la station d’émission interarmées située à Rufisque, en charge des communications sur la façade atlantique sud ⬇️ pic.twitter.com/sIRQRIch2S
— France au Sénégal 🇫🇷🇪🇺 (@FranceoSenegal) 1 juillet 2025
Plusieurs bases déjà rétrocédées
Comme le précise le communiqué, deux autres installations ont déjà été définitivement quittées par l’armée française depuis le début de l’année : « les entreprises Maréchal et Saint-Exupéry, et le quartier « Contre-Amiral Protet » situé sur le port de Dakar », ont été restituées au Sénégal respectivement les 7 Mars et 15 mai. Selon les autorités françaises, la rétrocession des dernières installations est prévue d’ici à la fin juillet.
L’annonce de la fin de toute présence militaire étrangère au Sénégal avait évolué en début d’année l’inquiétude d’une partie du personnel sénégalais des bases françaises. Les Éléments français au Sénégal avaient annoncé leur licenciement à partir du 1er juillet.
Les entreprises militaires françaises à Dakar et dans sa périphérie emploient directement 162 personnes, et font travailler entre 400 et 500 personnes au total, par l’intermédiaire d’entreprises sous-traitantes.
Fr janvier, une partie de ces employés avait demandé « de mettre l’humain au cœur des négociations par l’élaboration d’un plan social » meilleur que celui de 2011″, alors que cette année-là, des centaines d’entre eux avaient déjà perdu leur poste. Ils souhaitaient notamment que l’État sénégalais puisse, par exemple, les redéployer dans des administrations.
(AvecAFP)

