Les sanctions occidentales devaient compliquer les affaires russes. Elles ont également créé des possibilités inattendues. Dans une longue enquête, Projet raconte comment la Russie a bâti, en marge des organismes financiers traditionnels, une « banque parallèle » pour continuer à régler ses fournisseurs à l’étranger et ainsi importateur tout type de marchandises, “des iPhone aux drones”.
Au cœur de ce dispositif se trouve, selon les journalistes du média indépendant russe, A7, une société détenue par Ilan Shorhomme d’affaires moldave en exil en Russie, et par Promsviazbank, banque publique russe liée au secteur de la défense. Mais, selon Projetla structure pourrait avoir d’autres mécènes.
« Officiellement, Romain Abramovitch pourrait jouer un rôle important mais secret au sein de la société A7 », écrit le média. Un acteur du marché décrit l’oligarque, ancien propriétaire du club de football de Chelsea, comme « la couverture et le parrain » de l’entreprise. Son représentant dément, précisant que « Roman Abramovitch n’a aucun lien avec A7, n’en est pas bénéficiaire et ne possède aucune participation ». Projet souligne pourtant que, dès sa création, en 2024, A7 siégeait dans les bureaux détenus par l’homme d’affaires. Si certaines entités ont depuis été transférées à une autre

