Il n’y était pas retourné depuis 2014. Légende du ski, Jean-Claude Killy s’est rendu au comité international olympique, jeudi 19 mars à Lausanne.
L’artisan des JO d’Albertville de 1992 (avec Michel Barnier) a échangé avec la présidente du CIO, Kirsty Coventry, le directeur général, Christophe De Kepper, le directeur exécutif des JO, Christophe Dubi, et le prédécesseur de ce dernier, Gilbert Felli. Celui-ci a longtemps collaboré avec Jean-Claude Killy qui a été membre du CIO pendant près de 20 ans mais aussi président de la commission de coordination des JO d’hiver de Turin.
Fervent défenseur de Val d’Isère
Désormais membre honoraire du CIO, le Savoyard d’adoption, qui a réalisé le triple olympique aux Jeux de Grenoble en 1968, a reçu, à cette occasion, la torche olympique de Milan-Cortina. Il se tourne désormais vers les prochains Jeux d’hiver, en 2030 dans les Alpes françaises.
Alors que la carte des sites doit être dévoilée en juin, Jean-Claude Killy demeure un fervent défenseur de la présence de Val d’Isère lors de cette prochaine édition. Début décembreil avait accueilli personnellement chaque membre de la commission de la coordination du CIO lors de leur premier déplacement au pied de la mythique Face de Bellevarde.
Le 2 février dernier, le conseil municipal a voté une « délibération de principe » qui a affirmé « la volonté » de la station de la Haute Tarentaise d’embarquer dans l’aventure olympique. Des négociations doivent se poursuivre d’ici juin, a fortiori avec le nouveau maire, Xavier Mattis, et son équipe. La question du financement du futur bâtiment appelée « Face-à-face » fait partie de ces discussions. Si le coût prévisionnel, détaillé dans la maquette financière de la Solideo, est de 20,76 millions d’euros, il n’est pour l’instant pas question pour l’établissement public, en charge des ouvrages pérennes pour les Alpes françaises 2030, d’apporter une aide financière directe pour réaliser ce complexe ludo-sportif qui doit sortir de terre en 2028.

