DÉCRYPTAGE – Après la victoire du RC Lens face à l’OGC Nice vendredi soir Saint-Denis, en finale de la Coupe de France, découvrez ce qui a plu… et déplu à la rédaction du Figaro.
HAUTS
Thauvin de sang… et d’or
Comme un symbole. Il fallait que ce soit lui, l’homme de la victoire artésienne face à Nice vendredi soir à Saint-Denis (3-1), en finale de la «Coupé». Déjà auteur d’une saison exceptionnelle sous la tunique lensoise, l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille a inscrit à l’ouverture du score nordiste à la demi-heure de jeu (25e), au terme d’un superbe enchaînement contrôle-frappe croisée du gauche, avant de parcourir la pelouse pour communier avec les nombreux supporters lensois présents, tel le Messie. Le numéro 10 s’est ensuite transformé en passeur décisif juste avant la pause, en déposant un corner parfait sur la tête de son coéquipier Odsonne Édouard (42e) pour le break. L’attaquant français de 33 ans, qui en a encore sous les crampons, a illuminé le Stade de France de toute sa classe. Le fer de Lens.
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Le RCL dans l’histoire
Quoi de mieux que le dernier match d’une saison (déjà) exceptionnelle verser décrocher sa première Coupe de France ? Le timing a été parfait pour les Sang et Or. Comme si c’était écrit. Brillants dauphins du PSG à l’issue du championnat et directement qualifiés pour la prochaine Ligue des championsles Lensois ont conclu leur exercice 2025-2026 de la plus belle des façons. Chapeau bas à l’entraîneur Pierre Sage, à l’ensemble du groupe et du staff, sans oublier les supporters artésiens, qui auront affiché une unité remarquable du début à la fin. Une saison historique pour le RCL. Et amplement méritée.
Risser, la main décisive
L’autre grand artisan du sacre lensois. Lui aussi auteur d’une saison remarquable, récemment appelé par Didier Deschamps comme troisième gardien pour la Coupe du monde en Amérique du Nord, a réalisé pas moins de cinq arrêts sur les six tirs cadrés concédés durant cette finale. Le dernier rempart nordiste s’est montré quasiment infranchissable. La révélation artésienne de la saison.
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La fougue de Coulibaly
Le jeune défenseur niçois est celui qui (re)donné un peu d’espoir à son équipe à quelques secondes de la pause, en venant tromper Robin Risser d’un coup de tête décroisé sur corner (45e+3). À seulement 17 ans, l’arrière azuréen a prouvé toute sa fougue et son audace malgré la défaite de son équipe.
flops
Dante, merci mais arrête
Prestation absolument calamiteuse du capitaine et vétéran niçois. À 42 ans, le défenseur central du Gym a tout simplement montré qu’il n’était plus fait pour le football de haut niveau. Fautif et complètement à la ramasse sur les trois buts lensois, le Brésilien, dans tous les mauvais coups ce vendredi soir, faisait à voir sur la pelouse du Stade de France. À un moment donné, il vaut mieux savoir raccrocher plutôt que de continuer à s’humilier sur le terrain…
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Le Gym en pleine dépression
Au terme (quasiment) d’une saison aussi éprouvante que laborieuseles Aiglons espéraient ramener une quatrième Coupe de France sur la Côte d’Azur… Mais il n’en a rien été. Après avoir bouclé le championnat à une inquiétante 16e place, synonyme de barrages, dans le climat chaotique de l’Allianz Riviera – la pelouse envahie par les supporters azuréens au coup de sifflet final – lors de la 34e et dernière journée de Ligue 1les Niçois jouent désormais leur survie dans l’élite. Le Gym devra passer par une double confrontation capitale face à Saint-Étienne – match aller mardi, retour vendredi – pour tenter de sauver sa place dans l’élite. À l’heure actuelle, le Gym est plus que jamais à un tournant de son histoire et au bord du précipice.

