À cela, s’ajoute la hausse des prix, constate Maxime Bertholet, administrateur et conseiller pour les séjours pour Langues Vivantes : “Après le covid, l’école aux Pays-Bas a fermé et la seule école restante à Anvers a dû réduire sa capacité d’accueil. Pour pouvoir se financer, elle a aussi dû augmenter ses tarifs. Avant, une semaine coûtait environ 600 euros. Aujourd’hui, il faut compter 980 euros.”
Des alternatives existantes, comme l’immersion en famille avec cours particuliers, mais elles sont encore plus onéreuses : “Nous avons régulièrement des demandes pour ce type de formations, mais le tarif est aussi plus élevé : environ 1400 euros/semaine“, poursuit Maxime Bertholet.
Les camps de vacances résistent
Si les séjours à l’année reculent, les camps de vacances respectent le coup. “ Les camps d’été en néerlandais à Spa, en collaboration avec le CERAN, fonctionnent encore bien, observe Coleen Cheniaux d’ESL, mais il s’agit d’une offre premium : une semaine en pensionnat avec 4h30 de cours intensifs chaque matin et d’autres activités l’après-midi coûte 1 990 €“.
Chez Roeland, surtout connu pour leurs camps en français, la tendance s’est stabilisée, explique Tom Vandevelde : “ La baisse s’est arrêtée. Ces trois dernières années sont conservées stables, avec une légère hausse, même si le néerlandais restant un segment relativement petit. ”
Mais ailleurs, l’inquiétude persiste. Morgane Payet, responsable marketing, pour l’école gantoise de Ruysschaert, a vu quant à elle une diminution des demandes en camps linguistiques : ” Certaines écoles wallonnes ont supprimé l’obligation du néerlandais, et les vacances scolaires différentes entre le nord et le sud du pays compliquent notre organisation. Tant que ces calendriers resteront différents, nous restons peu optimistes… ”

