Donald Trump a estimé que l’Iran “devrait” conclure un accord rapidement avant d’évoquer d’éventuels bombardements sur des sites nucléaires qui mettraient fin à la trêve. Pendant ce temps, les négociations se poursuivent entre Israël et le Liban.
L’essentiel
- La guerre en Iran profite toujours d’un cessez-le-feu, mais ce dernier devient de plus en plus fragile. Donald Trump a renouvelé ses menaces contre l’Iran prévenant qu’il n’allait “pas faire preuve de beaucoup plus de patience” sur Fox News après avoir, en début de semaine, évoqué la reprise du “Projet Liberté” dans le détroit d’Ormuz. L’Iran promet une riposte en cas d’agression.
- Les négociations sur la paix en Iran sont au point mort. Donald Trump, qui a rejeté la dernière proposition iranienne, a estimé depuis Pékin que Téhéran “devrait conclure un accord”. La Chine a appelé à un “cessez-le-feu global et durable dès que possible” après la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping.
- Le détroit d’Ormuzl’axe maritime par lequel transite d’ordinaire 20 % de la consommation mondiale de pétrole, est toujours bloqué. Washington et Pékin ont appelé à la réouverture du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran a indiqué avoir laissé passer plusieurs navires, uniquement chinois. L’Europe réclame également “la réouverture sans conditions, sans péage d’Ormuz”, mais l’Iran est menacé d’une “réponse décisive et immédiate” contre une déploiement français ou britannique dans le bras de mer.
- Le nucléaire iranien est aussi un point de blocage dans les négociations de paix. Donald Trump refuse que l’Iran se dote de l’arme nucléaire et conserve de l’uranium enrichi. Il est menacé de « bombarder » les sites nucléaires. Il a assuré que la Chine était “du même avis”.
- En Israël et au Liban, les affrontements se poursuivent malgré une trêve. Des pourparlers ont débuté à Washington jeudi et se poursuivent ce vendredi après de premières négociations “productives et positives”. La trêve entre les deux pays doit, théoriquement, prendre fin dimanche.
En direct
09:10 – La Chine réclame un cessez-le-feu et aide Trump sur le détroit d’Ormuz (selon le président américain)
La Chine a réclamé un “cessez-le-feu global et durable” devant être “instauré dès que possible” en Iran et dans tout le Moyen-Orient ainsi que la réouverture du détroit d’Ormuz à l’issue du sommet entre Xi Kinping et Donald Trump. Le président américain a, lui, assuré que les deux dirigeants sont “du même avis” concernant l’Iran rapporte Reuters : “Nous voulons que cela cesse. Nous ne voulons pas qu’ils puissent l’arme nucléaire. Nous voulons que le détroit reste ouvert”. Il a également indiqué avoir eu l’assurance que la Chine n’enverra pas d’équipement militaire à l’Iran et contribuer à la réouverture du détroit d’Ormuz : “Il a dit qu’il ne fournirait pas de matériel militaire… Il l’a affirmé avec force.”
08:56 – Ormuz, enrichissement de l’uranium, bombardements.. L’accord que l’Iran “devrait” conclure selon Trump
Donald Trump a estimé que l’Iran “devrait conclure un accord” dans un entretien accordé à Fox News jeudi soir. Et le président américain d’ajouter : “N’importe quelle personne sensée conclure un accord mais ils sont peut-être fous”. Il a fait preuve d’impatience plus d’un mois après le début du cessez-le-feu et des négociations n’ayant toujours pas abouti : “Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience”.
Un accord qui, selon Donald Trump, doit prévoir la réouverture du détroit d’Ormuz et la fin du programme nucléaire iranien avec la réquisition de l’uranium enrichi en possession de l’Iran : “Je préférerais l’avoir. Je me sentirais mieux si je l’avais”, a dit le président américain. Le milliardaire est même menacé de “bombarder de nouveau” l’Iran et ses sites nucléaires comme en 2025.
En savoir plus
Le début de la guerre en Iran, lancé par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l’Iran. Côté israélien, l’opération est nommée “Roaring Lion” (Lion rugissant), côté américain “Epic Fury” (“Fureur épique”). Les objectifs vont du renversement du régime à l’affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l’arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d’élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l’objet de spéculations.
La réplique de l’Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l’Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l’Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. L’armée israélienne a qualifié cette offensive de « déclaration de guerre officielle » et a lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L’Agence internationale de l’énergie a qualifié cette fermeture de “plus forte perturbation d’offre de l’histoire”.

