
La rédaction a visité la troisième édition du Morocco Gaming Expo qui s’est déroulée à Rabat, et y a rencontré des étudiants, professionnels et institutionnels qui ont tous une même ambition : faire du Maroc, un pionnier du jeu vidéo en Afrique.
Je pense qu’il y a énormément d’histoires marocaines et africaines qui méritent d’être racontées à travers le médium du jeu vidéo et ce sont tous des récits puissants, visuels et encore trop peu représentés dans ce médium.
Mahmoud El Seiwy, fait des études de Game producteur à l’Ismac, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel et du Cinéma, où il apprend la conception de jeux vidéo avec une trentaine d’élèves marocains. À l’occasion du MGE, ses camarades et lui ont pu montrer aux visiteurs, les jeux d’arcade sur lesquels ils ont travaillé pendant deux mois.
S’il fallait comparer le MGE aux autres événements, ce dernier n’aurait rien à leur envier. Entre l’arène dédiée à l’Esport, les nombreux stands de développeurs, les zones de streaming et les concours Cosplay, mais aussi une scène de conférences professionnelles, l’événement ambitionne clairement de devenir un haut lieu du jeu vidéo en Afrique.
Tous ces efforts portent leurs fruits, l’événement attendait 100 000 visiteurs cette année, attirant aussi les marques comme Orange, HyperX ou encore la Bank of Africa qui ont compris que le jeu vidéo est un secteur porteur de talents et de créativité au Maroc. Un enjeu que le français Ubisoft avait bien intégré en s’y installant déjà en 1998, avant de finalement fermer sa branche de Casablanca qui a joué notamment sur la licence Rayman.
On y trouve également des jeux inspirés du folklore marocain, comme Tbourida, qui porte le même nom qu’un sport équestre traditionnel. Mais aussi le GTA marocain avec Cazafonia, qui s’inspire de la vie d’un artiste de Casablanca tout en y mêlant des éléments culturels marocains. De son côté, Mahmoud El Seiwya lui a également travaillé sur un jeu pendant ses études, L’Guerrab.:
C’est un jeu d’action et de plateformes en 2D dans lequel on incarne L’Guerrab, une icône culturelle marocaine qui donne de l’eau dans les rues à ceux qui en ont besoin.
Clairement les développeurs marocains ont un folklore inépuisable à raconter. Mais il nous faudra encore attendre quelques années pour voir des jeux marocains finis sur des plateformes comme Steam. Et en attendant, pour survivre, plusieurs développeurs, comme June Studio financent leurs jeux en faisant des prestations de service d’animation 3D ou de programmation auprès de studios occidentaux.
Une chose est sûre, le Maroc saura se différencier dans le monde du jeu vidéo en mettant sur ses talents et ses cultures et le MGE est le parfait endroit pour les découvrir !
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