Cette semaine, nous recevons un cinéaste ivoirien dont le travail documentaire creuse depuis plusieurs années les blessures invisibles de la société ivoirienne. Avec « Après moi la colère » qui sort en salle en France, le mercredi 3 juin 2026, Joël Akafou signe un film à la fois intime et politique, qui revient sur les massacres de la guerre civile de 2011.
Nous sommes à Ziglo, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Une région encore hantée par les massacres de la crise post-électorale de 2011, quand des communautés qui dominent ensemble depuis des décennies ont basculé dans la violence.
La voix de femme qu’on entend, c’est celle de Josiane, que tout le monde appelle maman Jo. Une femme extraordinaire qui est au cœur du film de Joël Akafou.
« Loin de moi la colère » a été présenté dans plusieurs festivals : Cinéma du Réel, festival de Belfort, et il a décroché l’Étalon de Bronze au Fespaco en 2025.
Musiques : « Toi et moi » de Nâaman (Playlist de RFI), et « Délire » du groupe Courrier Sud, le choix musical de Jérémie Boucher.

