Cela fait vingt ans qu’elle est licenciée au Tennis Club de Cazaux. Elle a commencé le tennis à l’âge de 7 ans, mais elle subit…
Cela fait vingt ans qu’elle est licenciée au Tennis Club de Cazaux. Elle a commencé le tennis à l’âge de 7 ans, mais elle a subi un grave accident à 10 ans. « La compétition, ça n’était plus possible, mais j’avais toujours la passion du tennis », explique-t-elle. À 16 ans, elle fait une sortie à Roland-Garros avec le Tennis Club de Bordeaux et se dit : « Un jour, je serai là, sur le terrain. »
En 1996, alors qu’elle fait des études de comptabilité à Bordeaux, elle est chauffeuse pour les joueuses de l’Open Gaz de France. Le hasard veut que, lors d’un match de qualification où il n’y avait pas d’arbitre, les choses se passent mal. Le club lui demande alors de monter sur la chaise et, à l’issue de la partie, le juge-arbitre international du tournoi vient la voir et lui demande si elle arbitre depuis longtemps. « Je lui ai dit ”depuis trente minutes” », raconte-t-elle. Le lendemain, il lui confie plusieurs matchs.
Insigne blanc
Le virus ne l’a plus quitté. Au tennis, il y a les arbitres de chaise, les juges de ligne, et les juges-arbitres qui occupent les tableaux des tournois.
Elle passe un premier diplôme et, en 1997, elle est juge de ligne à Roland-Garros. Puis en 1998, elle devient renfort international et, en 2001, elle arbitre la finale junior des filles de Roland-Garros. En 2006, elle arrête pour s’occuper de ses enfants et ne reprend qu’en 2013. Il lui faut presque repartir à zéro. Cependant, elle obtient en 2024 le badge blanc d’arbitre international qui lui permet d’arbitrer certains matchs des grands tournois. Pour s’occuper de tous les tableaux, il faut être badge d’argent, puis d’or pour les finales.

