La guerre en Iran a donné lieu à de nouvelles escarmouches, mais un accord ainsi qu’une réouverture du détroit d’Ormuz reste envisagé. Au Liban, les combats continuent.
L’essentiel
- La guerre en Iran serait-elle sur le point de se terminer ? Possible, selon un haut responsable américain, qui estime vendredi la probabilité d’un accord à 80-85%. En parallèle, le ministre des Affaires étrangères iranien s’est réjouit de la signature imminente d’un accord alors que Téhéran affirme avoir « gagné la guerre ». Selon l’agence iranienne Mehr News, l’accord pourrait comprendre un arrêt des combats sur tous les fronts, Liban inclus, la réouverture du détroit d’Ormuz, un plan de reconstruction par Washington et ses alliés, ainsi que l’engagement de l’Iran à ne pas produire d’armes nucléaires. Malgré ces déclarations qui semblent aller vers la paix, les États-Unis ont annoncé avoir abattu des drones iraniens près du détroit d’Ormuz dans la nuit de vendredi à samedi.
- Au Libanl’armée israélienne poursuit son avancée dans le sud du pays et se frotte au Hezbollah. Vendredi soir, Téhéran de son côté a annoncé que le Liban partie faisait de l’accord qui pourrait être prochainement validé avec Washington. En parallèle, un convoi humanitaire du Vatican qui se dirigeait vers des villages chrétiens du sud a été intercepté par l’armée israélienne et contraint de rebrousser chemin.
- Le détroit d’Ormuz bientôt débloqué ? Si les gardiens de la révolution iraniens avaient tout d’abord annoncé sa fermeture “jusqu’à nouvel ordre”, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé vendredi soir qu’une déclaration concernant le contrôle futur du détroit d’Ormuz devrait être publiée « prochainement », ajoutant que le régime ne percevrait plus de pénalité, mais des « frais de service » pour le transit.
En direct
11:18 – Le président du Parlement de l’Iran rencontré en garde à propos de l’accord avec les États-Unis
“Les engagements pris doivent être tenus”, a écrit vendredi soir Mohammad Ghalibaf, président du Parlement iranien, sur son compte X. “Pas de si, pas de mais, pas d’excuse”, ajoute-t-il, en faisant référence à l’accord qui se profile entre les États-Unis et l’Iran. “Il n’y a pas d’autre solution. On récolte ce que l’on sème”, at-il précisé.
Les engagements pris doivent être des engagements tenus. Pas de si, pas de mais, pas d’excuses. Pour l’accord conclu à venir, il n’y a pas d’autre moyen.
Vous récoltez ce que vous semez.— | MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) 12 juin 2026
10h50 – Que pourrait contenir un accord entre les États-Unis et l’Iran ?
Selon l’agence Mehr News, liée au régime iranien, un accord entre Washington et Téhéran pourrait comprendre un arrêt des combats sur tous les fronts, Liban inclus, l’engagement des États-Unis à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Iran, la levée du blocus naval et la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai d’un mois, un plan de reconstruction par Washington et ses alliés d’un montant d’au moins 300 milliards de dollars, une période de négociations de 60 jours pour parvenir à un accord définitif sur le nucléaire et l’engagement de l’Iran à ne pas produire d’armes nucléaires, ainsi que le déblocage de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés.
09:32 – Un conseiller de Téhéran affirme que les États-Unis auraient accepté des débloquer les avoirs gelés de l’Iran
Mohsen Rezaei, conseiller militaire du Guide suprême iranien, a affirmé que le président des États-Unis avait discrètement accepté de débloquer une partie des avoirs gelés de l’Iran, estimant au total à 24 milliards de dollars, selon CNN. Cette déclaration a toutefois été fermement démentie par le vice-président JD Vance, qui rejette ces “fausses informations” et rappelle que Téhéran n’obtiendra d’avantages économiques qu’en respectant ses obligations.
08:58 – Les États-Unis indiquent avoir abattu des drones iraniens près du détroit d’Ormuz
L’armée américaine a annoncé avoir abattu plusieurs drones d’attaque iraniens près du détroit d’Ormuz dans la nuit de vendredi à samedi. Selon le commandement central américain, l’Iran a lancé plusieurs drones d’attaque visant à perturber le trafic maritime. Washington a déclaré que malgré cette opération, “le corridor commercial international reste ouvert au transit”.
L’Iran a lancé plusieurs drones d’attaque à sens unique pour tenter de frapper les navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz. Les forces américaines les ont tous abattus ces dernières heures alors que la circulation dans le détroit se poursuit sans entrave. Le corridor commercial international reste ouvert pour
– Commandement central américain (@CENTCOM) 13 juin 2026
12/06/26 – 23:35 – Le protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis signé “à distance” ?
FIN DU DIRECT – C’est ce qu’affirme ce vendredi soir l’Iran. “Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé. La signature se fera dans un premier temps par voie numérique. Chaque partie signera à distance. Ensuite, il sera annoncé que ce protocole d’accord a été signé par les deux parties”, a précisément fait savoir le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a bon espoir que cela arrive “dans les prochains jours”. La veille, Donald Trump avait émis une autre hypothèse selon laquelle la signature pourrait avoir lieu « en Europe ».
En savoir plus
Le début de la guerre en Iran, lancé par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l’Iran. Côté israélien, l’opération est nommée “Roaring Lion” (Lion rugissant), côté américain “Epic Fury” (“Fureur épique”). Les objectifs vont du renversement du régime à l’affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l’arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d’élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l’objet de spéculations.
La réplique de l’Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l’Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l’Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. L’armée israélienne a qualifié cette offensive de « déclaration de guerre officielle » et a lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L’Agence internationale de l’énergie a qualifié cette fermeture de “plus forte perturbation d’offre de l’histoire”.

