«C’est complètement fou. Jamais nous ne pensions que c’était quelque chose de possible. Personne n’avait commencé le football ni le flag football pour aller aux Jeux olympiques», a expliqué le demi de coin Maxym Lavallée.
Le Gatinois peut compter sur un autre compatriote de la région au sein de l’équipe nationale alors que Pascal Foccroulle-Ménard est également natif de Gatineau. L’ancien des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa a connu une progression fulgurante dans le monde du flag football.
«Je n’avais même pas joué un match de flag football de ma vie, il y a deux ans, at-il admis. Je me retrouve maintenant dans la position de qualificatif du Canada aux Jeux olympiques. C’est assez spécial. En plus, le niveau de jeu monte chaque année, alors pour moi, c’est une grande fierté de faire partie de ce groupe et de représenter mon pays.»
Plusieurs tournois préparatoires et camps d’entraînement sont à l’horaire au cours de l’été. Toute cette préparation les mènera à l’objectif ultime, une médaille lors des Championnats mondiaux de flag football, présentés du 13 au 16 août, en Allemagne. Peu importe la couleur de celle-ci, elle est accompagnée d’une place aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
«Nous sommes l’une des meilleures équipes au monde, j’en suis convaincu. Nous sommes l’une des seules équipes à avoir réussi à vaincre les États-Unis. Je le sais que tout le monde va mettre les efforts pour y arriver. J’ai hâte de voir ce que nous serons capables de faire», a expliqué Pascal Foccroulle-Ménard.
Une étoile montante
Chez les femmes, une seule représente de la région de la capitale nationale à su se tailler une place au sein de la formation, soit l’Ottavienne Charley Toivonen. Elle est également l’une des deux seules joueuses originaires d’une autre province que le Québec à évoluer avec l’équipe.
Sa présence est loin d’être anodine, bien au contraire. À 17 ans seulement, Toivonen est devenue la plus jeune athlète de l’histoire à obtenir sa place au sein de l’équipe féminine canadienne.
«Je le savais que c’était quelque chose d’atteignable, at-elle avoué. J’avais participé au camp, l’an dernier, même si je n’étais pas encore admissible et j’avais bien fait. Je ne savais pas si cette année allait être la bonne ou si j’allais devoir attendre encore un peu avant d’obtenir ma place.»
La jeune athlète était sous le choc lorsqu’elle a reçu l’appel de l’entraîneuse-chef Rachel Lessard. Elle venait d’accomplir un véritable rêve.
«Je capotais, at-elle lancé en riant. Je pense sur le coup, mes parents étaient plus excités que moi, puisque je ne comprenais pas encore pleinement ce qui se passait. Je suis tellement heureux de l’opportunité. J’ai immédiatement dit à coach Rachel que j’allais tout donner pour m’améliorer et prouver que j’ai ma place.»
Tout comme ses compatriotes masculins de la région de la capitale nationale, elle tentera d’aider le Canada à obtenir son billet pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
«C’est une opportunité incroyable pour nous. Le programme part tellement de loin. Je le sais que je suis davantage vu comme un espoir pour le futur, mais ce sera pour moi l’occasion d’emmagasiner de l’expérience et d’apprendre aux côtés des meilleures joueuses. Peu importe le rôle que j’aurai, j’en sortirai certainement grandi.»
Charley Toivonen termine présentement sa douzième année. Elle fera le saut directement à l’Université Concordia afin de poursuivre ses études et sa carrière d’athlète.

