Alors que Donald Trump affirme être sur le point de prendre une décision concernant un éventuel accord visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, Téhéran, de son côté, rejette toute perspective d’issue favorable et maintient ses réserves sur les négociations en cours.
L’essentiel
- La guerre en Iran continue dimanche 31 mai après une montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Des échanges de frappes se prolongent dans un climat d’incertitude diplomatique, alors que les négociations de cessez-le-feu restent fragiles.
- Les États-Unis assurer désormais être “tout à fait capable de reprendre les hostilités” si nécessaire, selon le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, qui assure que les capacités militaires américaines sont intactes et prêtes à être réengagées.
- Donald Trump affirme que l’Iran se serait engagé à renoncer à l’arme nucléaire, dans le cadre des négociations avec Washington, alors que le New York Times évoque un durcissement de la position américaine et une nouvelle version du texte envoyé à Téhéran. Selon Axios, les ajustements porteraient notamment sur le tri des matériaux nucléaires iraniens.
- Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué par l’Iran. Le régime iranien affirme pourtant autoriser le transit de certains navires qui imposent des frais pour les “services de navigation” et a démenti vouloir instaurer un péage. Ce jeudi, les forces iraniennes ont tiré sur quatre navires qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz, a rapporté la télévision d’État (IRIB).
- La guerre entre Israël et le Liban continue en dépit du cessez-le-feu. Ce samedi, l’armée libanaise a annoncé qu’une frappe israélienne avait “ciblé” et blessé deux soldats dans le sud du Liban, au lendemain d’une rencontre à Washington entre des délégations militaires des deux pays.
En direct
11:09 – Trump assure ne pas être « pressé » dans les négociations avec l’Iran sur le nucléaire
Donald Trump affirme ne pas être “pressé” dans les négociations en cours avec l’Iran, estimant que les discussions avancent “lentement mais sûrement” vers les objectifs américains. Il prévient toutefois que si aucun accord n’est trouvé, “les choses finiront autrement”, alors que la question nucléaire reste un point de friction majeur entre Washington et Téhéran.
10:42 – Israël annonce s’être emparé de la forteresse de Beaufort au Liban
Israël affirme avoir pris le contrôle de la forteresse médiévale de Beaufort, au Liban, et y avoir hissé son drapeau, selon le ministre de la Défense Israel Katz. L’armée indique avoir franchi le fleuve Litani dans le cadre d’une manœuvre visant des positions stratégiques, tandis que le site avait déjà été occupé par Israël entre 1982 et 2000 avant son retrait du Liban.
09h30 – Donald Trump affirme un engagement de l’Iran sur l’arme nucléaire
Donald Trump affirme que l’Iran serait engagé à ne pas se doter de l’arme nucléaire, un point central des discussions entre Washington et Téhéran visant à apaiser les tensions. Alors que les négociations semblaient progresser ces derniers jours, le New York Times rapporte que le président américain a renforcé sa proposition et transmis une nouvelle version du texte à l’Iran. Le contenu exact des modifications reste inconnu, mais selon Axios, Donald Trump souhaite renforcer la position américaine sur plusieurs points sensibles, notamment le devenir des matériaux nucléaires iraniens, un sujet clé dans les discussions en cours.
En savoir plus
Le début de la guerre en Iran, lancé par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l’Iran. Côté israélien, l’opération est nommée “Roaring Lion” (Lion rugissant), côté américain “Epic Fury” (“Fureur épique”). Les objectifs vont du renversement du régime à l’affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l’arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d’élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l’objet de spéculations.
La réplique de l’Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l’Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l’Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. L’armée israélienne a qualifié cette offensive de « déclaration de guerre officielle » et a lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L’Agence internationale de l’énergie a qualifié cette fermeture de “plus forte perturbation d’offre de l’histoire”.

