Après la défaite sur tapis vert du Sénégal en finale de la CAN, comme en a décidé la CAF, le Maroc disputera bien la Coupe du monde 2026 en tant que champion d’Afrique en titre.
Le feuilleton de la Coupe d’Afrique des nations 2025, concluant le 18 janvier dernier à Rabat, va se prolonger encore un bon moment. Si le Sénégal s’est imposé 1-0 après prolongation face au Maroc, au terme d’une finale absolument chaotique, le jury d’appel de la Confédération africaine a donc déclaré, deux mois après la rencontre, la défaite sur tapis vert des Lions de la Teranga en raison de leur sortie du terrain dans le temps additionnel de la seconde période (dans la faute du penalty accordé aux Lions de l’Atlas).
Le verdict émanant de la CAF a complètement chamboulé le football africain. Le camp sénégalais, évidemment scandalisé par le retournement de situation, a pris la décision de fêter le titre continental devant le public du Stade de France lors du match amical contre le Pérou le 29 mars dernier. En coulisse surtout, un recours a été déposé auprès du Tribunal arbitral du sport, habilité à donner son avis sur ce genre de cas.
Maroc-Sénégal, décision après le Mondial
« L’heure est grave. Le jury d’appel de la CAF a décidé de retirer la victoire de la CAN de nos Lions et de l’attribuer au Maroc. Face à ce qui s’apparente à un braquage administratif, la FSF refuse la fatalité. On a donc décidé de placer cette croisade sur le terrain juridique, avec un collège d’avocats spécialistes, qui portera la voix de toute la tribu sénégalaise et aura la lourde responsabilité de faire éclater la vérité »a ainsi lancé le président de la fédé sénégalaise Abdoulaye Faye.
Ou, “sans surprise” comme l’indique le journaliste Romain Molina mercredi, il n’y aura pas de procédure accélérée au TAS sur ce dossier déposé par les Sénégalais. L’analyse de l’instance suisse se fera après la Coupe du monde 2026. Sadio Mané et ses coéquipiers n’affronteront pas
l’équipe de Francela Norvège et l’Irak en tant que champions d’Afrique. Les Marocains pourraient, eux, se vanter de ce statut au moment de croiser le fer avec le Brésil, l’Ecosse et Haïti…

