Des membres des forces spéciales ivoiriennes, lors d’un entraînement à Abidjan, en septembre 2017. © REUTERS/Thierry Gouegnon
Publié le 15 juin 2020 à 10h55, modifié le 16 juin 2020 à 00h42
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Les armées ivoiriennes et burkinabè poursuivaient ce lundi leurs opérations de ratissage afin de retrouver les auteurs de l’attaque a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 juin contre un poste mixte de la gendarmerie et de l’armée situé à la frontière entre les deux pays. Côté ivoirien, l’attention HNE notamment portée sur le nord du parc de la Comoé, au-dessus d’un axe allant de Kafolo à Tehini. La forêt y est dense et rocailleuse avec un certain soulagement. L’endroit parfait pour en faire une zone refuge.
L’attaque du poste de Kafolo a fait une dizaine de morts. Elle a UE lieu dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin, vers trois heures du matin et a durée au moins une heure. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’assaut a été lancé simultanément à deux ou trois endroits différents par plusieurs dizaines d’hommes armés – entre 20 et 30 -, arrivés principalement à motos. Les militaires ont été surpris dans leur sommeil, avant de répondre.
Vénus du Burkina
Le bilan est très lourd : 12 morts, 8 blessés, dont deux tombes. Un assaillant a été neutralisé – selon nos informations, il était connu des services de renseignement burkinabè – , et un autre a été fait prisonnier. Il est actuellement avancé à Abidjan. « Les assaillants sont venus du Burkina Faso, mais certains étaient sans doute entrées en territoire ivoirien depuis plusieurs jours pour faire des repérages. Des habitants avaient remarqué des mouvements suspects », précise une source sécuritaire ivoirienne.

