
Connaissez-vous l’algospeak ? L’algospeak définit un ensemble de mots codés, détournés ou modifiés que les internautes utilisent pour contourner les systèmes de modération automatisée des plateformes…
Sur les réseaux sociaux, parler de « sekksse » plutôt que de « sexe » ou écrire « v1olence » pour évoquer la violence n’est pas une simple fantaisie, mais une stratégie pour déjouer la censure. En effet, YouTube, Instagram ou encore TikTok filtrent et masquent systématiquement les publications contenant des termes jugés sensibles ou enclins à heurter la sensibilité des internautes ! Comme l’argot des faubourgs du XIXè siècle, né pour échapper à la compréhension des autorités, l’algospeak – mot valise, contraction d’algorithme et parler – est un langage crypté (un cryptolecte) façonné par les utilisateurs des médias sociaux les internautes. Une ruse linguistique qui interroge : jusqu’où ira cette guerre des mots contre les machines ?
Invité : Anne Gensane, enseignante chercheuse en sciences du langage, Université d’Artois.
Et la chronique Ailleurs nous emmène à Dakar au Sénégal pour parler de la 9ème édition du Festival International des Arts de la marionnette au Sénégal qui aura lieu du 16 au 21 juin. Organisé par l’association DJARAMA (un mot peul qui signifie à la fois « bonjour » et « merci »), ce festival a lieu depuis 2013. C’est un festival itinérant qui réunit des compagnies nationales et internationales : Sénégal, Guinée Bissau, Belgique, Canada, France.
Le but est de faire réunir un jeune public à des spectacles parfois sans paroles.
Avec Mamby Mawinecomédienne, directrice artistique du Pôle culturel Djaram’Arts, metteuse en scène et formatrice en théâtre jeune public.
Programmation musicale : Les artistes Stromae et Tove Lo avec le titre « Des fleurs ».

