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La sépulture du tout premier médaillé olympique français de l’Histoire sera-t-elle préservée de la destruction ? Peut-être, grâce à Guy de Coulonvillers. Ce retraité passionné d’Histoire habite à Valenciennes (Nord). Il aime faire des recherches sur des personnages marquants et les sauver de l’oubli.
Il y a quelques jours, il a alerté la rédaction de Côté Quimper : la tombe d’Eugène-Henri Gravelotte, inhumé au cimetière d’Ergué-Armel à Quimper serait en passe d’être démantelée par les services municipaux.
Eugène-Henri Gravelotte (1876-1939) a été le tout premier médaillé olympique français, le 7 avril 1896. Il s’est imposé à Athènes, au fleuret. Âgé de 20 ans, le jeune escrimeur était alors étudiant en médecine.
Un trophée au musée national du sport
Outre la médaille du vainqueur, il a reçu, des mains du roi Georges Iereuh de Grèce un trophée aujourd’hui conservé au musée national du sport de Bon.
« Cette coupe en argent massif a été donnée au musée par la fille d’Eugène-Henri Gravelotte en 1976. C’est une pièce majeure de notre collection permanente. Nous avons aussi un fleuret et un casque. »

Le trophée Gravelotte a inspiré la création du trophée des légendes, une distinction initiée par le musée. Elle rend hommage à un sportif d’exception, dont la carrière hors norme a une influence sur l’histoire du sport français.
On sait aussi que Gravelotte s’est illustré pendant la Première Guerre mondiale. Il est récipiendaire de la Croix de guerre 1914-1918 et officier de la Légion d’honneur en 1925. Il a fait ensuite une carrière de chef d’entreprise à Paris. Il aurait également donné son nom à un couloir d’alpinisme sur la montagne La Meije dans les Alpes.
Le monument funéraire enlevé
Il avait une maison à Bénodet où il est décédé en 1939. Un avis de décès publié dans le carnet du Figaro daté du 27 août 1939 indique une inhumation au cimetière d’Ergué-Armel.
Le service des cimetières de la Ville de Quimper précise que deux tombes sont identifiées à ce nom. Récemment, un monument a été enlevé sur une tombe faisant l’objet d’une reprise de concession. Ce qui a fait réagir Guy de Coulonvillers !
Informé, le cabinet de la maire de Quimper, assure : « La Ville va rechercher des traces qui confirment la présence de ce médaillé dans cet emplacement. Le cas échéant, il sera préservé. »
Mission presque accomplie pour le retraité sauveur de mémoire.
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