La majestueuse robe que portait Céline Dion au sommet de la Tour Eiffel, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, est présentement exposée à Montréal.
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Moulée au corps de la chanteuse de Charlemagne, cette impressionnante création de la maison Dior, composée de cristaux, de perles, de broderies et de mousseline de soie, est le point focal d’une nouvelle installation immersive imaginée par Pierre-Étienne Locas au Musée McCord Stewart, qui sera présentée jusqu’au 7 septembre. Le public montréalais pourra ainsi admirer de plus près cette confection de très haute qualité, à la fois lourde et fragile, ayant nécessité plus de 1000 heures de travail et de broderie à la main.

PHOTO LAURA DUMITRIU FOURNIE PAR LE MUSÉE MCCORD STEWART
« Il y a énormément de travail de précision dans cette robe-là, ne serait-ce que pour aligner la broderie sur tous les morceaux de soie pour qu’on ait l’impression qu’il n’y a pas de couture », a fait valoir Cynthia Cooper, commissaire de l’exposition et conservatrice principale, Costume, mode et textiles au Musée McCord Stewart, à l’Agence QMI.
« Et puis, sur le corsage, sur quatre types de perles, dont des perles tubulaires, qui sont comme des tubes de verre avec de la couleur à l’intérieur. Dans ce cas-ci, c’est de l’argent. Il y a aussi des cristaux et des perles nacrées », at-elle également expliqué aux médias lors d’une visite privée.

PHOTO LAURA DUMITRIU FOURNIE PAR LE MUSÉE MCCORD STEWART
Quand on s’approche, on peut également voir des coutures en lignes princesse sur le corsage et une taille en V qui se prolonge sous le soutiens-gorge et se termine très haut dans le dos. Combinée aux 500 mètres de franges, faite de la même variété de pierres brodées sur la robe ainsi que de fil d’argent, cette couture accentue l’effet de la traîne.
Sous les franges de la robe, la mousseline de soie est quant à elle brodée de petites paillettes et de cristaux.

PHOTO SOPHIE CARRÉ FOURNIE PAR LE MUSÉE MCCORD STEWART
« À l’intérieur, il y a un corsage très structuré. On ne ressemble pas, mais c’est ce qui fait que la robe épouse le corps de Céline Dion comme un gant. C’est tout à fait typique de ce qu’on voit dans les créations de la Maison Dior durant la première décennie, de 1947 à 1957 », a précisé Mme Cooper.
« Toutes ces perles en verre sont très lourdes sur la mousseline de soie, qui, elle, est très légère, ce qui fait que ce vêtement est très délicat », at-elle poursuivi, contrairement aux costumes de scène, qui sont généralement plus robustes et conçus pour résister aux prestations.

PHOTO LAURA DUMITRIU FOURNIE PAR LE MUSÉE MCCORD STEWART
Reconnu à l’international pour ses collections de modes textiles et son expertise en conservation, en restauration et en mannequinage, le Musée McCord Stewart a vu dans cette pièce une occasion intéressante de faire un pont entre l’histoire et l’actualité, alors qu’il préparait en parallèle son exposition sur le 50e anniversaire des Jeux olympiques d’été de Montréal.
« Sur une des plus grandes chanteuses contemporaines, qui s’avèrent être québécoise. Avec cette robe, qui est absolument féérique, on s’est dit qu’on pouvait créer une exposition historique », a indiqué mercredi matin Anne Eschapasse, présidente et cheffe de la direction du Musée McCord Stewart, qui est elle-même allée cogner à la porte de Dior pour accueillir cette pièce de haute couture.

PHOTO LAURA DUMITRIU FOURNIE PAR LE MUSÉE MCCORD STEWART
Dans la dernière année, la création de la maison Dior, conçue sous la direction de Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de Dior de 2016 à 2025, a été exposée à Paris, puis à Séoul.
Pendant son voyage, elle est transportée à plat dans une caisse rembourrée conçue à cet effet afin d’en préserver la forme et d’éviter que les franges ne s’entremêlent.
Le Musée McCord Stewart, qui détient une collection de plus de 27 000 vêtements et accessoires, dont des créations Dior, n’a pas l’intention d’en faire l’acquisition. La robe devrait plutôt s’inscrire dans le patrimoine de la maison française appartenant au groupe LVMH.

