Temporiser pour ne pas retomber dans une nouvelle crise de gouvernance. C’est la philosophie adoptée, ce jeudi 24 juillet, par le bureau exécutif du comité d’organisation des Alpes 2030. Deux nominations stratégiques devaient être actées pour les postes de directeur exécutif des opérations et de directeur de la cellule exécutive.
Mais, alors que des tensions ont ressurgi avant cette réunion, les parties incarnent le projet des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver (État, les deux Régions, Auvergne-Rhône-Alpes et Sud, les deux comités, olympique et paralympique, ainsi que l’ancien Premier ministre Michel Barnier) ont demandé au président du Cojop, Edgar Grospironet au nouveau directeur général, Vincent Roberti, de repousser la décision à la rentrée, fin août ou début septembre.
Pour chacun des deux postes, trois candidats seront examinés plus en détail. Le Chamoniard Xavier Becker, actuellement au Comité international olympique comme directeur associé des sites et des opérations, aurait la faveur d’Edgar Grospiron pour celui de directeur exécutif des opérations Blandine Vinagre-Rocca, déjà au Cojop depuis un comme directrice des affaires publiques et proches de Laurent Wauquiezest, elle, en lice pour être la directrice de la cellule exécutive.
« Voir ce qui est vrai ou non »
Mais aucun des noms des candidats n’a été évoqué lors de ce bureau exécutif qui a préféré entendre longuement Vincent Roberti sur la méthode qu’il entendait mettre en œuvre et sur la construction de la nouvelle organisation pour ne pas répéter les erreurs antérieures. Une grave crise de gouvernance avait conduit, en début d’année, au départ de Cyrille Linette et à plusieurs cadres.
Le nouveau directeur général va réunir, ce vendredi 25 juillet et juste avant la pause estivale, l’ensemble des 110 collaborateurs du Cojop. S’il avait déjà réuni les directeurs et les managers le 9 juillet lors d’un séminaire, il entend co-construire plus largement la nouvelle organisation qui doit voir le jour en septembre ou en octobre.
Mais, alors qu’il est en fonction depuis le 16 juin, at-il observé des situations de détresse ou de mal-être auprès de certains salariés ? « Je suis très attentif au bien-être de mon équipe. Je vais faire un audit au sein du Cojop pour voir ce qui est vrai ou non car il me faut un diagnostic précis à ce sujet », indique-t-il au Dauphiné Libéré. Le calendrier particulièrement serré ne permet pas d’autres faux pas.

