« Une opportunité unique pour innover ». Sébastien Soriano est convaincu que les Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030 pourra de « contribuer à inventer la montagne de 2030 ». Le directeur général de l’IGN (institut national de l’information géographique et forestière) l’a affirmé en prenant la présidence du comité d’innovation. La Solideo, établissement public en charge des ouvrages pérennes, a installé cette instance, le 4 juin dernier, pour « déployer la stratégie d’innovation » et faire de ces JOP « un accélérateur de solutions innovantes au service de la montagne de demain ».
Dans le budget, adopté en début d’année, il a été acté que 3 % de « l’enveloppe globale des concours publics » (État, Région et collectivités locales concernées) étaient dédiés à l’innovation, soit environ 26 millions d’euros si tous les fonds prévus sont bien engagés. La Solideo a identifié plusieurs thématiques, comme « l’adaptation au changement climatique, l’optimisation de la ressource en eau, les bâtiments durables en contexte de montagne » ou encore les « mobilités bas carbone ».
« Affiner la feuille de route »
Le comité d’innovation aura plus particulièrement à identifier les sujets prioritaires « affiner la feuille de route » et évaluer les projets en tout mobilisant « l’écosystème d’acteurs publics et privés ». « Les enjeux environnementaux offrent une occasion concrète de tester de nouveaux modes de transport », estime notamment Sébastien Soriano.
Aux côtés des représentants des parties participent de ces Jeux (l’État, les deux Régions, le comité d’organisation), « six personnalités expertes » siègent au sein de cette instance. Outre le directeur de l’IGN, il y a Annaïk Juhuette-Jouenne, directrice du pôle Cap Énergie, Nathalie Saint-Marcel, directrice générale adjointe du Cluster Montagne, Laurent Arnaud, directeur départemental Bâtiments durables du Cerema, Julien Noronha, directeur exécutif en charge de la communication de Bpifrance, et Stéphane Distinguin, fondateur de Pantomeno.
Le comité se réunira au minimum quatre fois par an.

