Le projet de protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis au soutien des pays arabes. Donald Trump s’est entretenu avec plusieurs dirigeants du Golfe persique lors d’une conférence téléphonique samedi. Ils sont favorables à une issue au conflit même si plusieurs d’entre eux ne souhaitaient pas il ya quelques semaines la fin de l’opération militaire en Iran tant qu’il n’y aurait pas de changements significatifs au sein du régime iranien. La priorité est désormais de rétablir la stabilité régionale, indispensable au développement économique de ces pays qui se croyaient à l’abri des risques de guerre.
Israël est beaucoup moins enthousiaste. L’État hébreu s’inquiète d’un des points du protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis qui prévoient de mettre fin aux combats sur tous les fronts, y compris au Liban où Israël affronte le Hezbollah. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a exprimé ses inquiétudes lors d’un entretien téléphonique avec Donald Trump. Le gouvernement israélien voit aussi d’un mauvais œil un possible accord de paix qui ne règle pas la question de la production croissante de missiles balistiques iraniens qui constituent une menace pour Israël, presque aussi importante que la menace nucléaire.
Benjamin Netanyahou et aussi le sentiment que le travail n’est pas fini en Iran puisque la guerre n’a pas abouti à une chute du régime. Les Israéliens estiment que le régime iranien s’en sort bien alors que leur but initial dans le conflit était d’éliminer « les menaces existentielles » pesant sur Israël, comme l’avait déclaré le Premier ministre israélien. Les États-Unis n’avaient pas le même objectif.
Une « catastrophe » pour un sénateur républicain
La fin de la guerre telle que l’envisage Donald Trump recueillir également des réserves aux États-Unis parmi les « faucons » – ces hommes politiques américains plus prompts à l’action militaire qu’à la voie diplomatique – au sein du Parti républicain. « Le cessez-le-feu de 60 jours dont on parle tant – en supposant que l’Iran soit de bonne foi – serait une catastrophe. Tout ce qui a été accompli par l’opération « Epic Fury » serait réduit à néant », a réagi sur X le sénateur Roger Wicker, président de la commission des forces armées du Sénat.
Ted Cruz, sénateur républicain du Texas, se dit lui aussi préoccupé. « Donald Trump devrait continuer à défendre l’Amérique et faire respecter les lignes rouges qu’il a tracées », écrit-il sur X. Il y a quelques semaines, le président américain promettait en effet qu’il n’y aurait pas d’accord sans « une capitulation sans condition » de l’Iran.

