Pour contenir la hausse du coût de la vie, le gouvernement ivoirien a instauré un plafonnement des prix sur plusieurs produits de grande consommation. Une mesure annoncée fin décembre par le Conseil national de lutte contre la vie chère, qui s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien au pouvoir d’achat.
La lutte contre l’inflation s’intensifie en Côte d’Ivoire. Face à la pression persistante sur les prix des denrées de base, les autorités ont décidé de fixer des plafonds sur plusieurs produits essentiels, notamment le riz, l’huile, la viande et le lait. L’annonce a été faite le mardi 30 décembre 2025 par Ranie-Didice Bah-Koné, secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre la vie chère (CNLVC), lors d’un entretien accordé à Radio Côte d’Ivoire.
Selon le responsable du CNLVC, cette mesure vise à préserver le pouvoir d’achat des ménages et à maintenir des prix « abordables et compétitifs » sur l’ensemble du territoire national, dans un contexte marqué par la hausse des coûts à l’échelle internationale.
Des mesures ciblées pour stabiliser les prix
Au-delà du plafonnement des prix des produits de grande consommation, Ranie-Didice Bah-Koné a détaillé un ensemble de dispositifs mis en place par le gouvernement. Parmi eux figurent le soutien renforcé au secteur agricole et la promotion du « consommer local », comme des leviers clés pour limiter la dépendance aux importations et amortir les chocs inflationnistes.
Ces dernières années, l’État a multiplié les actions en faveur du secteur vivrier, notamment à travers la distribution d’engrais et l’appui à la commercialisation des produits agricoles. L’objectif affiché est double : accroître la production locale et améliorer durablement les revenus des producteurs.
Dans cette même dynamique, les autorités ont lancé un vaste programme de construction de marchés de proximité. Au total, 155 infrastructures sont prévues afin de faciliter l’accès des populations aux produits locaux à des prix maîtrisés. À ce jour, plus d’une cinquantaine de marchés ont déjà été livrés à travers le pays, selon les chiffres communiqués par le CNLVC.
Pour le gouvernement, cette politique s’inscrit dans une approche globale de lutte contre la vie chère, combinant régulation des prix, pouvoir d’achat et soutien structurel à l’agriculture. Des mesures telles que les revalorisations salariales et l’accompagnement continu des producteurs complètent ce dispositif, avec l’ambition affichée de protéger les ménages les plus exposés aux effets de l’inflation.

