Une étude de Santé publique France, publiée ce mardi 24 mars, analyse le vent de panique qui s’est abattu en janvier 2022 dans un foyer pour autistes en Normandie. Le phénomène du “syndrome collectif inexplicé” en est à l’origine. Explications.
Les faits se déroulent en janvier 2022 au sein d’un foyer pour adultes atteints du spectre autistique (TSA) en Normandie. Huit résidents et neuf membres du personnel ont présenté des symptômes tels que des yeux rouges, des maux de gorge, ou une gêne respiratoire.
Mais une chose est ressortie de ces problèmes de santé : le syndrome collectif inexplicé (SCI). Ce dernier a été analysé en détail dans une étude de Santé publique France parue ce mardi 24 mars et disponible en ligne.
Des troubles différents entre les personnes
Interventions des pompiers et des secouristes pour trouver éventuellement une fuite de gaz entraînant ces symptômes, passages aux urgences pour deux victimes… mais rien. Un cercle vicieux va naître : fermeture de l’établissement, apparition de symptômes, recherche de produits puis réouverture.
Après des investigations qui vont durer des mois, l’enquête permet de relever que les symptômes différaient entre les résidents (surtout des yeux rouges, qui piquent) et le personnel (les yeux qui piquent, mais aussi des maux de gorge, de tête, une gêne respiratoire…), comme le rapporte Le Parisien. Pour les premiers, un simple virus peut provoquer des conjonctivites.
Les troubles du personnel pourraient, eux, être liés à la forte inquiétude quant à la situation délicate. “Les données cliniques révèlent une origine infectieuse probable pour les symptômes des résidents, tandis que les symptômes des professionnels relèvent d’un SCI induit par l’anxiété collective”, peut-on lire sur l’étude.

