Sur les quelque 7 700 frappes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, environ les trois quarts ont ciblé l’Iran ou le Liban, selon une analyse faite à partir de données de l’ONG américaine Acled, spécialisée dans l’observation des conflits.
Environ 4 attaques répertoriées sur 10 ont ciblé l’Iran. Ces dernières sont attribuées majoritairement à l’armée israélienne seule, les autres étant réalisées par les États-Unis ou par les deux pays concernés. Dans environ un tiers des cas, la cible de l’attaque peut être identifiée comme étant militaire ou liée aux Gardiens de la Révolution, armée idéologique du pouvoir. Un tiers des attaques n’ont pas de cible identifiée.
Le Liban, où le mouvement pro-iranien Hezbollah est entré en guerre le 2 mars contre Israël, concentre un niveau de attaques, d’après les données Acled arrêtées pour ce pays au 3 avril. Les frappes sur le Liban ont été menées en très grande majorité par l’armée israélienne tandis que près de 10 % des frappes ont été perpétrées par le Hezbollah contre des positions israéliennes dans le sud du pays.

