Lors du sommet “Africa Forward”, Emmanuel Macron, passablement agacé, a interrompu une conférence consacrée à la culture afin de réclamer le silence dans l’assemblée.
“Déjà ? Vous n’attendez pas votre tournée ?” La scène une surprise tout le monde à Nairobi, à l’occasion du sommet “Africa Forward”co-organisé par la France et le Kenya afin de renforcer les partenariats économiques entre le continent africain et l’Hexagone ce lundi 11 mai.
Passablement agacé par le bruit permanent dans l’auditoire lors d’une conférence dédiée à la culture, Emmanuel Macron, assis au premier rang, s’est rapidement levé pour intervenir sur l’estrade. De quoi surprendre l’ensemble des participants. “Je vais mettre de l’ordre”, indique-t-il à l’oratrice, avant de prendre le micro.
“Excusez-moi tout le monde… Hey, hey !”, a-t-il lancé devant un public d’abord circonspect. “Je suis désolé, mais il est impossible de parler de culture avec autant de bruit.” Une intervention accompagnée de quelques applaudissements.
“Je suggère que, si vous voulez parler d’autres choses, vous pouvez sortir. Si vous voulez rester ici, nous écoutons les intervenants et nous jouons le même jeu. Merci”, at-il ajouté fermement.
Une image écornée en Afrique
Critiques sur le continent africain depuis son premier mandat, Emmanuel Macron et la France organisent ce sommet pour la première fois dans un pays anglophone. Une manière de faire disparaître l’idée du “pré carré” english en Afrique.
“Cette époque est terminée”, a d’ailleurs réaffirmé le chef de l’État dimanche 10 mai à Nairobi, assurant ne pas vouloir “cacher”, par le choix du Kenya, les difficultés rencontrées avec d’autres pays.
Plus tard lors de la conférence, le président de la République a refusé de prendre la parole sur scène tant que le calme n’était pas revenu. “Le silence fait généralement taire le bruit”, at-il d’abord souri avant de durcir le ton. “Mais en vérité, s’il ya des tas de gens qui ont des discussions à avoir, ce que je respecte profondément, je ne vois pas pourquoi ils viennent les tenir au milieu de notre réunion.”

