Une délégation d’élus LFI, dont les eurodéputées Rima Hassan et Manon Aubry, est à Beyrouth pour rencontrer le président Joseph Aoun et les députés. Alors que la guerre en Iran et au Liban fait rage, les élus du parti de gauche doivent également échanger avec le représentant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
L’essentiel
- La guerre en Iran est de nouveau dans une phase de cessez-le-feu ce mardi 9 juin après l’arrêt des hostilités entre l’Iran et Israël. Les deux pays ont cependant promis une riposte plus violente en cas de nouvelles attaques. La reprise des frappes reste donc une menace, d’autant que l’État hébreu a affirmé qu’il poursuivait son offensive contre le Hezbollah au Liban. Dans ce contexte, des élus de La France insoumise, dont les eurodéputées Manon Aubry et Rima Hassan, sont en visite à Beyrouth pour rencontrer le président Joseph Aoun ainsi que des membres du parlement et le représentant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
- Les négociations pour mettre fin à la guerre entre en phase finale selon Donald Trump, qui assure ce mardi qu’un “très, très bon accord” peut être conclu sous “deux à trois jours” après des “derniers efforts”. Le président américain maintient que l’accord permettra la réouverture du détroit d’Ormuz et empêchera l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, sans préciser les détails qui sont des points de blocages depuis le début des négociations. L’Iran s’oppose à certaines mesures comme la remise de son uranium enrichi et en ajoutant d’autres comme la tarification du passage des navires dans le détroit d’Ormuz. L’attaque par l’Iran d’un hélicoptère de combat américain dans la nuit du 8 au 9 juin pourrait cependant mettre à mal les échanges, d’autant plus que le locataire de la Maison Blanche a promis mardi en fin de journée des représailles.
- Les divergences entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou complique aussi un accord. Si le président américain souhaite sortir de cette guerre avec un accord assurant certaines garanties, le dirigeant israélien n’est pas enclin à négocier avec l’Iran et ses alliés comme le Hezbollah et vise la destruction de la République islamique. Une divergence à l’origine de tensions visibles depuis la fin mai entre les deux hommes.
- Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué par l’Iran, même si le régime dit autoriser le transit de certains navires qui imposent des frais pour les “services de navigation”, tout en démentant l’instauration d’un péage. Donald Trump assure que le détroit sera ouvert “immédiatement” après la signature d’un accord. D’ici là, la France et le Royaume-Uni ont finalisé la planification opérationnelle pour une mission de déminage dans le détroit d’Ormuz.
En direct
20:37 – Une délégation LFI en mission au Liban où la guerre fait toujours rage
Une délégation issue de La France insoumise, comprenant les eurodéputées Rima Hassan et Manon Aubry, est arrivée à Beyrouth pour la semaine. Les élus de gauche doivent rencontrer le président Joseph Aoun. Dans un communiqué, LFI a annoncé que les représentants du parti doivent également échanger avec « les formations politiques libanaises représentées au parlement, les principales autorités du pays » et « le représentant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban ». Selon le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui s’était rendu au Liban en janvier 2024, la délégation a pour mission de rappeler “la nécessité d’enfin doter l’armée libanaise des moyens de défendre l’intégrité du territoire libanais et de ses frontières” ainsi que “l’urgence de maintenir l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël”.
18h53 – Trump promet de “répliquer” après que “les Iraniens ont abattu” un hélicoptère américain
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a dit qu’il vient d’être “informé par notre grande armée que, la nuit dernière, les Iraniens ont abattu l’un de nos hélicoptères Apache hautement contrôlés alors qu’il effectuait une patrouille au-dessus du détroit d’Ormuz”. “Deux pilotes étaient à bord ; tous deux sont sains et saufs et n’ont subi aucune blessure. Néanmoins, les États-Unis doivent, par nécessité, répondre à cette attaque”, prévient-il sur Truth Social.
17h50 – Le président du Liban “prêt” à négocier avec Israël
Dans un entretien accordé à CNN, le président du Liban, Joseph Aoun, déclare en “avoir assez” et dit “vouloir vivre en paix”. “Le peuple libanais mérite de vivre en paix et dans la dignité, il mérite de ne pas voir ses maisons détruites tous les cinq à dix ans”, a-t-il ajouté. Le chef de l’État libanais est enfin assuré d’être “prêt” et “engagé” dans les négociations pour mettre fin à la guerre avec Israël.
16:14 – Le président libanais “prêt” à négocier la paix avec Israël
Dans un entretien accordé à CNN, le président du Liban, Joseph Aoun, a déclaré en “avoir assez” de la guerre au Moyen-Orient et dit “vouloir vivre en paix”. “Le peuple libanais mérite de vivre en paix et dans la dignité, il mérite de ne pas voir ses maisons détruites tous les cinq à dix ans”, a ajouté le chef d’Etat se disant “prêt” et “engagé” pour les négociations visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Liban.
Joseph Aoun a également regretté l’utilisation du Liban par l’Iran “comme monnaie d’échange dans ses négociations avec les États-Unis”. “Ce n’est pas votre pays, c’est notre pays”, a lancé le président libanais aux Gardiens de la Révolution.
14:23 – Le Hezbollah appelle le Liban à renouer avec l’Iran
Soutenu par l’Iran qui a bombardé Israël en représailles de frappes israéliennes au sud de Beyroutth, le mouvement islamiste du Hezbollah appelle les autorités libanaises à rétablir de bonnes relations avec le régime de Téhéran et à « tirer profit de son soutien ». Les dirigeants libanais avaient prévu ces derniers jours de fermes mises en garde à l’Iran, le sommant de ne plus intervenir au Liban, après le refus par le Hezbollah pro-iranien d’un cessez-le-feu sous conditions avec Israël. “Nous appelons les autorités libanaises (..) à rectifier leurs relations avec la République islamique”, affirme le Hezbollah dans un communiqué publié ce mardi.
12h25 – Israël prévoit de poursuivre son offensive contre le Hezbollah au Liban
Après plusieurs échanges de frappes lundi, l’Iran et Israël ont annoncé la fin des hostilités. L’État hébreu a cependant prévenu qu’il ripostera « avec force » en cas de nouvelle attaque iranienne. “Israël a pleinement le droit à la légitime défense et nous l’exercices – je le dis avec reconnaissance et respect lors de mes entretiens constructifs avec le président Trump”, a assuré Benyamin Nétanyahou dans une vidéo publiée sur YouTube hier. Il a également indiqué qu’il poursuivrait l’offensive israélienne contre le Hezbollah, allié du régime iranien, au Liban. Cette offensive étant la raison évoquée par l’Iran pour justifier ses frappes sur Israël.
11h15 – Trump veut un accord, Nétanyahou un “état de guerre permanent”
La relation entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu “se détériore” selon un haut diplomate israélien, Alon Pinkas, rapporté par CNN. “Ils ne sont même plus sur la même longueur d’onde à ce stade (…). C’est évident à voir la façon dont Trump parle de Netanyahu depuis deux semaines”, analyse l’ancien consul général d’Israël à New York, en référence aux mots du président américain au dirigeant israélien après les menaces frappes israéliennes sur Beyrouth fin mai et les attaques contre l’Iran lundi. L’homme estime que les deux hommes n’ont plus du tout le même objectif : alors que Donald Trump veut mettre un terme à la guerre rapidement en vue des élections de mi-mandat prévues en fin d’année, Benyamin Nétnayhou “a besoin de maintenir un état de guerre permanent” également en vue d’élections nationales selon Alon Pinkas.
10:49 – Trump et Nétanyahou ne poursuivent plus les mêmes objectifs avec la guerre en Iran
Israël et les États-Unis ont encore “quelques divergences” à régler sur la manière de mettre fin à la guerre en Iran a augmentant l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, auprès de CNN. S’il assure que les deux pays ont “globalement les mêmes intérêts”, il ya “ici et là, quelques divergences d’opinions qu’il faut aplanir” notamment sur les objectifs à atteindre pour mettre fin au conflit. “Si nous pouvons mettre fin à cette guerre en faisant en sorte que l’Iran n’ait plus de programme d’armement nucléaire, plus de programme de missiles balistiques capables de prendre le monde en otage et ne soutienne plus ses alliés comme le Hamas et le Hezbollah… Alors la guerre sera gagnée”, estime l’ambassadeur n’évoquant pas la destruction du régime iranien et de ses alliés recherchés par Benyamin Nétanyahou. Un objectif qui ne poursuit plus le président américain en raison de la prolongation de la guerre qui joue contre lui auprès des citoyens américains.
10:11 – Donald Trump évoque un accord conclu sous “deux à trois jours”
Le président américain Donald Trump a affirmé tôt ce mardi matin que la diplomatie américaine déploie les “derniers efforts” en vue de la conclusion d’un accord de paix avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. “Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord”, at-il déclaré après avoir assisté à un match de NBA à New-York. Selon lui, un accord pour être conclu dans un délai de “deux à trois jours”.
Donald Trump n’a pas précisé les contours de l’accord, mais il a assuré que le détroit d’Ormuz sera ouvert “immédiatement” après sa signature. Concernant le nucléaire iranien, un des points principaux des négociations, le chef d’Etat a soutenu que les termes de l’accord ne pourront “en aucun cas” à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire “sous quelque forme que ce soit”.
En savoir plus
Le début de la guerre en Iran, lancé par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l’Iran. Côté israélien, l’opération est nommée “Roaring Lion” (Lion rugissant), côté américain “Epic Fury” (“Fureur épique”). Les objectifs vont du renversement du régime à l’affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l’arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d’élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l’objet de spéculations.
La réplique de l’Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l’Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l’Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. L’armée israélienne a qualifié cette offensive de « déclaration de guerre officielle » et a lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L’Agence internationale de l’énergie a qualifié cette fermeture de “plus forte perturbation d’offre de l’histoire”.

